Cette année, la saison culturelle du Pavillon Blanc Henri-Molina est placée sous la thématique « Ailleurs et ici ». Après deux temps baptisés « Explorer le monde » et « Imaginaire spatial », ce cycle se clôture avec une lecture artistique de l’environnement local. Découvrez donc « Du côté de chez nous », l’ultime page d’un chapitre autour de la notion d’exploration, jusqu’au 29 août.

© Pavillon Blanc Henri-Molina
Depuis la rentrée, le Pavillon Blanc Henri-Molina fait le pari du voyage et de la découverte. Au cœur d’une saison baptisée « Ailleurs et ici », le lieu culturel a déjà invité le public à questionner notre rapport au monde ainsi qu’à interroger l’imaginaire spatial, avec deux précédents temps forts. Ce début d’été marque les prémices d’un nouveau chapitre : « Du côté de chez nous ».
« Ce troisième temps de la saison « Ailleurs et ici » nous invite à ralentir le pas, à lever les yeux, à écouter et à participer. « Du côté de chez nous » célèbre, en effet, ce qui fait la richesse de notre territoire : les rencontres, les savoirs partagés, l’environnement et la curiosité qui fait grandir », mentionne Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers.
Le mot d’ordre est le suivant : mettre à l’honneur les richesses et les talents locaux. Dans cet esprit, les visiteurs pourront notamment arpenter gratuitement l’exposition imaginée par Nadia Ehrmann, jusqu’au 22 août 2026. À travers son travail plastique et son coup de crayon uniques, les cours d’eau de la région arborent ici une grande douceur.

© Pavillon Blanc Henri-Molina
Cinq questions à Victoire Louriais, directrice du Pavillon Blanc Henri-Molina , et Caroline Vauchère, adjointe au maire déléguée à la culture
Quel bilan tirez-vous des deux précédents temps forts, « Explorer le monde » et « Imaginaire spatial » ?
Caroline Vauchère : Je retiens un beau succès auprès des publics, qui viennent de plus en plus nombreux et apprécient nos formats croisés, entre vernissage, conférence et spectacle ou concert. Notre objectif est de donner des portes d’entrées différentes qui permettent à toutes et tous de s’y retrouver et de profiter d’une programmation culturelle à la fois exigeante et accessible. Ces lancements « festifs » sont aussi une vitrine pour donner à voir les propositions culturelles déclinées tout le reste de l’année et inviter les publics à revenir, ce qu’ils font puisqu’ils ont été plus de 6000 à venir visiter chacune des expositions !
Désormais, vous invitez les publics à redécouvrir leur territoire. Un mot sur l’environnement local ?
Caroline Vauchère : Nous les invitons à redécouvrir les richesses culturelles de leur territoire. Colomiers a notamment la particularité d’avoir un tissu associatif très riche, avec près de 300 associations, au sein desquelles de nombreux bénévoles créent et partagent leurs passions culturelles. Et nous avons de nombreux professionnels de l’art et de la culture dont le travail mérite d’être mis en lumière : la conteuse Colette Migné, les créateurs de jeux Alzuhra, les musiciens de Baboucan & the fine asses, le photographe Arnaud Späni…
Comment décririez-vous l’exposition de Nadia Ehrmann, présentée gratuitement jusqu’au 22 août ?
Victoire Louriais : C’est un plaisir d’accueillir et de pouvoir valoriser à travers une exposition monographique les œuvres poétiques de cette artiste que nous avons la chance d’avoir en région toulousaine. On ressent en déambulant dans la salle d’exposition son regard volontairement engagé vers la couleur et la joie, résistant à la morosité du monde, et son approche sensible de la nature. Cela recalibre le regard qu’on peut soi-même avoir sur les paysages qui nous entourent lorsqu’on se balade.
Plus largement, le temps fort « Du côté de chez nous » comprend des ateliers, des concerts, des rencontres, des lectures… Pourquoi autant de formats ?
C’est à la fois une manière de valoriser différents arts, différentes pratiques culturelles, qui font toutes parties de cet équipement pluriel qu’est le Pavillon blanc Henri-Molina, entre médiathèque, centre d’art, atelier de création, ludothèque… Et c’est également une manière de multiplier les possibilités d’entrée dans ce lieu et ce qu’il propose pour toutes et tous. On peut parfois se sentir plus « spontanément » invité à écouter un concert : en passant la porte, on découvre une conférence ou des œuvres d’art, vers lesquelles on n’aurait pas imaginé aller de prime abord. Cela crée un peu d’inattendu et surtout de belles rencontres !
Enfin, que souhaitez-vous que le public retienne de la saison culturelle « Ailleurs et ici » ?
Caroline Vauchère : On souhaite avant tout que les publics retiennent la curiosité et l’ouverture sur le monde, qu’il soit très proche ou très lointain, et tous les êtres humains avec lesquels on le partage.

