Des Minions et des monstres film d’animation de Pierre Coffin
Et voici les Minions de retour. Qui s’en plaindrait tant cette joyeuse cohorte complétement foutraque de petites gélules jaunes à lunettes au verbiage particulièrement abscons n’en finit pas de régaler nos chères têtes blondes. Mais attention, cette fois le réalisateur français et père de la tribu minionesque, Pierre Coffin, propose un scénario qui va ravir les cinéphiles plus aguerris.

Universal Studios
En nous faisant découvrir les Minions dans l’âge d’or hollywoodien des années 20 du siècle dernier, il va leur confier un rôle très particulier, celui de nous raconter l’histoire du cinéma, du muet à aujourd’hui. Les références sont infinies et les clins d’œil dissimulés parfois dans un recoin de l’image. Mais c’est avec un plaisir sans mélange que nous allons revoir les premières images des frères Lumière tout comme nous savourons avec gourmandise les allusions à Charlie Chaplin, Buster Keaton, Harold Lloyd et Tex Avery. Comment ne pas sourire avec ces images sorties tout droit du Jour ou la Terre s’arrêta, de La Momie, des Dents de la mer, sans oublier ce pauvre Georges Lucas enfermé dans un aquarium. Avec bien sûr un hommage appuyé et réussi au western. Les producteurs sont épinglés de manière cartoonesque. Le passage du muet au parlant explique combien ce moment fut parfois douloureux pour les artistes. Le pitch est le suivant : les Minions vont se trouver en possession d’un manuel de magie et vont s’en servir façon Mickey apprenti sorcier. Sauf que ce n’est pas un balai qui est à la manœuvre mais… des monstres. L’animation est toujours aussi séduisante, le rythme échevelé, le montage ne vous laisse pas respirer. Alors, même si nos petits ne « lisent » pas tout, peu importe, ce film leur est avant tout destiné, mais pour les accompagnants c’est véritablement jubilatoire.

