Hélène,
trop tôt dans la vie tu t’es absentée, mais je garde tatoué dans ma mémoire l’écho de tes sourires musicaux.
Je me souviens de ta siguiriya libre au saxophone pour la Casida des branches dans le Divan del Tamarit de Federico Garcia Lorca avec Vicente Pradal, Luis Rigou, Servane Solana…
(…) Le Tamarit a un pommier
et une pomme de sanglots.
Un rossignol tait les soupirs
qu’un faisan chasse par la poussière.
Mais les branches ont leur gaieté,
les branches sont comme nous sommes.
Oublient la pluie, et puis s’endorment
telles des arbres, rapidement. (…)

Crédit photo : Sylvie Barbara.
Et me reviennent à l’esprit, paraphrasant Guillaume APOLLINAIRE, ces vers:
Tes regards laissaient une traîne
D’étoiles dans les soirs tremblants
Dans tes yeux nageaient les sirènes
Et tes solis éthérés et dansants
Faisaient pleurer nos fées marraines
(…)
Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses.
Membre fondatrice, avec Luis Rigou, de l’association Le Chant des Hommes, Helene Arntzen nous a quittés le 4 mai 2026.
Artiste talentueuse, elle était aussi un être d’une profonde humanité, une femme d’exception.
L’étoile «HELENE» brille désormais au royaume de la musique, de sa musique qui résonne dans nos cœurs à jamais.
Le Chant Des Hommes
4 rue Marie Laure, 92270, Bois-Colombes
