Digger un film d’Alejandro González Iñárritu
Le dernier opus du réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu appartient à ces films dont on ne peut pratiquement…rien dire, au risque de leur enlever leur substantifique essence.

Tom Cruise (Digger) – Crédit : Warner Bros
Qu’écrire malgré tout ? Un début de scénario totalement ébouriffant nous mettant dans les pas de Digger, un clone d’Elon Musk, puissant patron no limit d’une internationale du pétrole. Nous connaissons la problématique des ressources naturelles : elles s’épuisent. Donc il faut en chercher partout. Digger a installé dans le Grand Nord des engins qui creusent au plus profond de la calotte glaciaire. Il en a positionné des centaines qui allégrement fragmentent la banquise. Jusqu’à ce que cette dernière se morcelle en mille morceaux partant à la dérive dans la Mer du Nord, menaçant le Vieux Continent et plus si affinités. Le mal est fait, il convient d’en avertir les autorités et plus particulièrement le Président Compson, ses généraux et autres affidés. Ce serait déjà le sujet bien confortable d’un film catastrophe. Avec le réalisateur mexicain, l’histoire ne fait…que commencer. Stop !!! Promis, juré, je ne vais pas plus loin, mais attendez-vous à une surprise de taille car le Mexicain nous a bien embarqués !
Une mise en scène d’une virtuosité totalement bluffante nous transporte dans un univers occupé par un Tom Cruise méconnaissable. Ventru, déplumé, vieilli, l’acteur, de 64 ans aujourd’hui, n’a plus rien à voir avec l’athlétique Ethan Hunt du dernier Mission : Impossible de 2025. Il n’empêche. Virevoltant d’une scène à l’autre… Pardon, oubliez ce que vous venez de lire ! Il est remarquablement entouré, notamment par le sidérant John Goodman en Président Compson et Riz Ahmed, Ganesh le scientifique tentant de se faire entendre. Et bien d’autres, mais…chut !
Un film creusant bien des sillons d’une actualité brûlante, hélas, mais aussi le nouveau témoignage d’un immense cinéaste auquel nous devons des chefs-d’œuvre du 7e art, dont Babel, Birdman, The Revenant…
A voir impérativement

