Disclosure Day un film de Steven Spielberg
Steven Spielberg est un conteur-né. Tous ses films nous le prouvent de manière incandescente. Ce septuagénaire nous parle depuis plusieurs opus de la jeunesse : The Fabelmans, Ready Player One, West Side Story pour son versant nostalgie. Mais le papa d’E. T. ne pouvait rester trop longtemps hors de ce chemin qui fit sa renommée interplanétaire : la science-fiction. Il a donc décidé d’y retourner sous le format thriller. Et c’est encore une magistrale réussite !

Photo : Emily Blunt (Margaret) – © Universal Studios
Le scénario ne vous laisse pas le temps de souffler. La première scène nous plonge dans un combat de catch. Sur les gradins, Daniel regarde, visiblement préoccupé par autre chose. De fait, une arme va bientôt discrètement caresser son flanc gauche. Il est prié de sortir avec son sac. Au passage une information importante : l’individu qui le menace tient en otage Jane, sa petite amie. En un éclair, et c’est là tout le talent de ce cinéaste, le portrait d’un personnage est tracé ainsi qu’une ambiance, une histoire. Daniel est un employé d’une agence gouvernementale non-officielle chargée de garder secrètes toutes les informations détenues par l’armée américaine sur les OVNI. Daniel a décidé qu’il fallait en finir avec cette chape de plomb. La vérité appartient à tout le monde. Le sac en question contient les enregistrements de toutes ces informations y compris celles ayant trait à « l’incident de Roswell ». Et il compte bien les divulguer. En parallèle nous faisons connaissance avec Margaret. Elle est Madame Météo d’une chaine de tv locale. Du jour au lendemain elle se met à parler des langues qu’elle n’a jamais apprises, à pénétrer la psyché des personnes qu’elle rencontre et, lors d’une émission, à émettre des sons ressemblant à du morse, avant de s’évanouir. Chacun de leur côté va affronter de dangereux hommes en complet noir. Leurs routes finiront par se croiser…
Avant cette rencontre attendue, Steven Spielberg nous aura encore une fois éblouis par la virtuosité de sa mise en cène et sa direction d’acteur aux premiers rangs desquels ici Emily Blunt (Margaret) et Josh O’Connor (Daniel). De nombreux clins d’œil à E.T. et Rencontres du Troisième type raviront les cinéphiles. La bande-son signée de son vieux complice John Williams nous rappelle que, pour sa trentième collaboration avec le réalisateur d’Indiana Jones, il est toujours ce musicien d’exception entré vivant dans la légende du 7e art.

