11e édition de Musique au Palais les 7 et 8 novembre
Pour sa 11e édition, Musique au Palais reprend la thématique des villes musiciennes, fil rouge du 10e anniversaire du festival en 2025. L’équipe présidée par Serge Krichewsky propose cette année, le week-end des 7 et 8 novembre, une nouvelle itinérance en six étapes passant par Paris, Saint-Pétersbourg, Vienne, Prague et Oslo, dans ces villes où ont vécu, séjourné et composé quelques-uns des maîtres, célèbres ou moins célèbres, de la musique savante européenne. Selon la formule conçue par Emmanuelle Révah, la fondatrice de la manifestation, la superbe salle de bal du Palais Niel accueille une nouvelle fois grands amateurs, jeunes élèves des conservatoires et musiciens professionnels tout au long de ce tour d’Europe en musique.

La Palais Niel
Deux après-midis de trois concerts
Comme le veut la coutume depuis la création du festival, la programmation s’étale sur deux après-midis de trois concerts, les samedi et dimanche, chacun d’entre eux illustrant la thématique retenue pour cette 11e édition.
Samedi 7 à 14 h 30, Paris
Comme l’an passé, ce voyage dans l’Europe des villes musiciennes commence à Paris avec des compositeurs y ayant œuvré à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Nous allons y entendre trois oeuvres pour clarinette et piano signées Fernande Decruck, compositrice native de Gaillac, Germaine Tailleferre, seule femme membre du fameux Groupe des Six, et Philippe Gaubert. Elles sont suivies de pièces pour piano seul de Gabriel Fauré (Préludes op. 103 n° 1 et 4) et Maurice Ravel (Une barque sur l’océan), de mélodies de Claude Debussy et de la Sonate pour basson et piano de Camille Saint-Saëns. Pour interpréter ce joli programme français riche en découvertes, le festival a invité le clarinettiste Victor Guémy, les pianistes Élodie Sigrist, Éloise Urbain et Léo-Maxime Fabris, le ténor Arthur Pérot et la bassoniste Estelle Richard.

Estelle Richard
Samedi 7 à 16 h 30, Saint-Pétersbourg
Le 2e concert du samedi nous amène à Saint-Pétersbourg, à l’époque où la ville fondée par Pierre le Grand était encore la capitale de l’empire russe avant la Révolution de 1917. Elle fut aussi le centre d’une intense et formidable activité musicale, que reflète le programme donné à 16 h 30 par les mêmes Victor Guémy, Éloise Urbain, Léo-Maxime Fabris, Arthur Pérot et Estelle Richard. On y trouve l’Étude op. 39 n° 6 de Serge Rachmaninov et des extraits du cycle Les saisons de Piotr-Ilitch Tchaïkovsky, les Chants et danses de la mort de Modeste Moussorgsky, l’Impromptu et Humoresque pour basson et piano de Reinhold Glière et le Trio pathétique de Mikhaïl Glinka. L’âme russe dans ce qu’elle a de meilleur.

Léo-Maxime Fabris
Samedi 7 à 18 h 30, Hommage à Franz Liszt
Pour le 3e et dernier rendez-vous de ce premier après-midi du festival, pas d’escale dans une ville musicienne en particulier mais un Hommage à Franz Liszt, l’artiste européen par excellence. Virtuose du piano et inventeur du concept de récital, le génie hongrois s’est produit un peu partout sur le vieux continent, y compris à Toulouse. Trois des pièces maîtresses de sa vaste œuvre pour piano seul sont au programme de ce concert, illustrant la vie errante et romanesque du grand compositeur : Tarentelle napolitaine, Jeux d’eaux à la Villa d’Este et la Première Année de Pèlerinage (la Suisse). François Schwarzentruber, Élodie Sigrist et Vincent Martinet vont se succéder sur la scène du Palais Niel pour plonger le public dans une douce rêverie lisztienne.

Vincent Martinet
Dimanche 8 à 14 h 30, Vienne
La Première école de Vienne est à l’honneur, dimanche à 14 h 30. Entre le milieu du XVIIIe siècle et les premières décennies du XXe, la capitale de l’empire austro-hongrois était aussi celle de la musique européenne. Nombre de chefs d’œuvre y furent composés, notamment par les principaux représentants du classicisme viennois. Trois d’entre eux sont au programme en ce début d’après-midi dominical, Wolfgang-Amadeus Mozart (Sonate n° 12, KV. 332), Franz Schubert (Klavierstücke, D. 946 n° 1 et 3) et Ludwig van Beethoven (Quatuor à cordes n° 12, op. 127). Les pianistes François Schwarzentruber et Élodie Sigrist, ainsi que le Quatuor Våren sont convoqués pour ce premier concert du dimanche.

Quatuor Våren
Dimanche 8 à 16 h 30, Prague
Nouvelle escale au bord du Danube à l’occasion du deuxième concert de l’après-midi, dans une autre grande ville de la Mitteleuropa, la très belle Prague. La capitale de la Bohème fut le théâtre d’une riche et dense vie musicale aux périodes baroque, classique et romantique. Une longue histoire, dans laquelle émergent deux figures marquantes, Antonín Dvořák et Leoš Janáček. Du premier va être joué par le Trio Montecristo le plus connu de ses trios avec piano, le Trio n° 4, op. 90 « Dumky », alors que la jolie Sonate pour violon et piano composée par le second sera interprétée par Marie-Astrid Hulot et Vincent Martinet. Avant cela, le public aura le privilège de découvrir les rares 5 pièces pour quatuor à cordes d’Erwin Schulhoff données par le Quatuor Våren.

Marie-Astrid Hulot © Suxiao Yang
Dimanche 8 à 18 h 30, Oslo
Ce tour d’Europe des villes musiciennes se conclut à Oslo, manière de rappeler combien les compositeurs scandinaves ont apporté une contribution importante à l’art musical européen, en particulier à l’époque romantique. Le Norvégien Edvard Grieg est certainement le plus célèbre d’entre eux avec le Finlandais Jean Sibelius. Il est donc naturel que ce concert de clôture de l’édition 2026 lui soit dédié, en programmant sa Sonate pour violoncelle et piano, op. 36 et son Quatuor à cordes n° 1, op. 27. On y retrouve le violoncelliste Jean-Baptiste Maizières, le pianiste Vincent Martinet et le Quatuor Våren pour une fin de festival toute « nordique ».

Jean-Baptiste Maizières
Le festival maintient sa vocation caritative
Musique au Palais a une forte dimension caritative depuis sa création en 2015. Le Palais Niel héberge Entraide Parachutiste qui soutient les soldats gravement blessés ou handicapés et les familles des morts au combat en récoltant des fonds qui leur sont destinés. Le festival participe à cette aide financière en reversant à l’association la majeure partie de ses bénéfices.
Réservation obligatoire pour assister aux concerts !
Cet événement a lieu dans un bâtiment patrimonial appartenant à l’armée de Terre. Les réservations y sont à ce titre obligatoires pour assister aux concerts. Il est possible de réserver jusqu’au samedi 7 novembre à 10 h, soit donc jusqu’à la première journée du festival, par le biais de la billetterie en ligne (Festik).


