La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom un film d’Antonin Baudry
Second volet du diptyque que le réalisateur français Antonin Baudry consacre à Charles de Gaulle, quant à son activité entre 1940 et1945, J’écris ton nom tient son titre du célèbre et magnifique poème que Paul Eluard rédige en …1942.

Le Général de Gaulle (Simon Abkarian) face au Président des Etats Unis, Franklin Roosevelt (Campbell Scott) – © DR
Nous retrouvons ici une grande partie des protagonistes du premier chapitre. Le scénario nous amène cette fois jusqu’à la libération de Paris, en passant assez rapidement sur le débarquement des alliés, de Gaulle n’ayant pas eu sur cet événement un grand rôle à jouer. Le film s’attarde principalement sur l’impact politique du Général, droit dans ses bottes concernant sa vision de la France, affrontant sans coup férir autant Churchill que Roosevelt, ces deux hommes se demandant comment entrer dans le conflit afin de coloniser l’Europe de l’Ouest. Un autre personnage ici prend toute son importance. Loin des salons feutrés de la Maison Blanche ou du 10 Downing Street, c’est dans les sables du désert au milieu de ses hommes qu’il a participé à la victoire : le général de brigade Philippe Leclerc de Hauteclocque, commandant de la 2éme Division Blindée.
Dans l’une des séquences les plus spectaculaires du film nous le voyons affronter les troupes de l’Afrikakorps sous le commandement de Rommel, surnommé le Renard du désert. Niels Schneider dans le rôle du Général Leclerc n’est pas loin de voler la vedette ici à Simon Abkarian, de Gaulle pourtant irrésistible, d’autant qu’il doit se mesurer avec la marionnette du président américain, le général Giraud, ici un Thierry Lhermitte totalement sidérant. C’est dans ce film également que l’on assiste à la naissance, dans la douleur, de la Résistance, avec les conflits politico-philosophiques que la structuration de ce mouvement a fait apparaître. Rex, alias Jean Moulin, fait ici une courte apparition. Cette année, il sera le personnage principal du film de László Nemes et incarné alors par Gilles Lellouche. Pour l’heure le dernier opus d’Antonin Baudry est happé par le souffle de l’Histoire et en possède la force, la magie et la grandeur. Clairement on ne voit pas le temps passer car c’est devant nos yeux que s’écrit notre Histoire, celle dont nous sommes les héritiers. Fascinant ! Bouleversant !

