Toy Story 5, un film de Andrew Stanton et McKenna Harris
Le dernier volet en date de la saga Toy Story est un nouveau miracle d’humour, d’invention, d’émotion et de suspense. A voir tous âges confondus !

Premier contact musclé entre Jessie et Lilypad – Crédit : Disney/Pixar
Les quatre premiers volets de la saga Toy Story (1995/1999/2010/2019) ont clairement implanté dans l’imaginaire collectif des personnages comme Woody, Buzz l’Eclair et tous les autres héros de cet univers de jouets prenant vie dès que les Humains s’absentent. Couverts de prix prestigieux, ces quatre opus figurent d’ores et déjà au panthéon des films culte pour enfants. En voici un cinquième avec toute la méfiance que les suites peuvent induire. En l’occurrence à tort car voici un nouveau chef- d’œuvre tant en termes d’animation que de scénario. Le temps a passé, 30 ans nous séparent déjà du premier chapitre. Le scénario prend en compte de manière frontale l’addiction mortifère des enfants pour les écrans. Bonnie continue cependant de jouer avec sa poupée Jessie et tous les autres joujoux qui font la saveur de cette saga. Mais voilà, Bonnie n’a pas d’amies. Ses parents ont l’idée de lui offrir une tablette en forme de grenouille baptisée Lilypad. En un clic Bonnie est invitée chez des petites voisines. Problème, la tablette est hyper connectée, un vrai réseau social dont Bonnie va être rapidement une victime. La dépression pointe le bout de son vilain nez. Ce serait sans compter sur les jouets ! Entre une armada de Buzz l’Eclair, un Woody bedonnant et quelque peu dégarni, une Jessie devenue leader incontestée genre Lara Croft mâtinée d’Adèle Blanc-Sec, un nouveau personnage, Rouleau Pote, lui aussi connecté mais dont la destinée originelle est d’assurer une certaine hygiène auprès des tout-petits, Lilypad ingénue mais qui va prendre conscience de sa toxicité, on est littéralement submergé d’images magnifiques, d’actions montées à un rythme étourdissant, de dialogues aux allusions parfois un brin vachardes… Le scénario joue en permanence entre la réalité humaine et celle des jouets. Et quand ces derniers se mettent à rêver de mariage…
Clairement le propos creuse très profond et sans économie aucune le désastre annoncé de la régression cognitive et de l’auto-isolement des enfants face à toutes sortes d’écrans, pointant plus particulièrement la disparition programmée de leur imaginaire. C’est totalement angoissant !!
Et si les jouets entraient en résistance ?

