Avec « Une année italienne », Laura Samani suit au plus près un quatuor d’adolescents (une fille, trois garçons) lors de leur terminale, à Trieste. Charmante histoire, traversée par quelques drames, qui déçoit finalement tant elle est prévisible.

Giacomo Covi et Stella Wendick dans « Une année italienne ». Photo Arizona Distribution
Trieste, septembre 2007. Frederika débarque dans un lycée pour effectuer sa terminale. Elle est blonde et souriante et son origine suédoise a tôt fait de séduire les garçons. La plupart sont de gros lourdauds adeptes des blagues pas drôles – des ados travaillés par leur testostérone, quoi. Trois d’entre eux arrivent cependant à s’attirer les grâces de celle que tout le monde appelle Fred. Le plus malin aime la poésie – ça crée des liens – et tente de jouer les cancres alors qu’il est excellent en classe. Les deux autres sont plus bruts de décoffrage mais attachants quand même.
Nuits alcoolisées
A eux quatre ils vont vivre des soirées et des nuits très alcoolisées avant que la jolie Fred finisse par conclure avec l’un d’entre eux (devinez lequel…) et provoque ainsi, malgré elle, un joyeux bordel. Une réplique, lancée lors d’un carnaval, donne le ton de ces excès répétés : « On picole, on picole…et on est heureux. On s’en fout si après on vomit. Cette récurrence fatigue peu à peu le spectateur même si on comprend que Fred comme ses copains ressentent le besoin de noyer de lourds chagrins (elle la perte de sa mère, un des garçons celle de son frère). C’est à peu près le seul ressort dramatique d’un film qui tient par le charme de ses jeunes comédiens débutants, tous formidables, mais traîne en longueur, ne trouvant jamais vraiment le ton qui convient. Dommage car on aurait aimé, comme d’autres critiques enthousiastes, s’emballer pour ce « Jules et Jim » revisité…à des années-lumière de son modèle truffaldien.
« Une année italienne », de Laura Samani, actuellement au cinéma.

