Chaque mercredi, on rend hommage à un grand classique du cinéma. A voir ou à revoir.
Les Trois mousquetaires de Richard Lester
Dans les nombreuses adaptations cinématographiques du classique d’Alexandre Dumas, celle de George Sidney en 1948 avec le bondissant Gene Kelly dans le rôle de d’Artagnan marqua les esprits, mais la version de Richard Lester de 1973 mérite aussi d’être vue. D’abord en raison de la personnalité et du talent du cinéaste qui, bien qu’américain, tourna beaucoup en Angleterre et devint le plus pur représentant du « Swinging London » au cinéma. Il dirigea ainsi les Beatles dans Quatre garçons dans le vent et Help ! avant que Le Knack… et comment l’avoir remporte la Palme d’or en 1965.

D’autres réussites suivront comme Petulia avec Julie Christie ou encore le superbe La Rose et la Flèche en 1976 dans lequel Sean Connery, en Robin des Bois vieillissant, donne la réplique à Audrey Hepburn. Trois ans auparavant, Richard Lester revisitait donc l’œuvre de Dumas en y insufflant son style tout en étant fidèle à l’esprit du roman.
Casting de stars
Marqué par l’énergie comique du slapstick et la dynamique du dessin animé, Lester se distingue par une inventivité visuelle et un sens de l’espace assez proches de l’art d’un Buster Keaton ou d’un Blake Edwards. Les gags sont à double ou triple détente, les corps des comédiens servent de supports à une mise en scène en perpétuelle action. Dans Les Trois mousquetaires, la comédie – du loufoque au vaudeville – compte autant que les pures scènes de cape et d’épée et la mythologie de d’Artagnan se transforme en spectacle irrésistible.

Evidemment, le casting exceptionnel réuni par Lester est un autre atout du film. Autour de Michael York (d’Artagnan), d’Oliver Reed (Porthos), de Richard Chamberlain (Aramis) et de Frank Finlay (Athos), une foule de stars se presse jusque dans les plus petits rôles : Faye Dunaway en Milady, Raquel Welch en Constance Bonacieux, Geraldine Chaplin en Anne d’Autriche, Charlton Heston en Richelieu, Christopher Lee en comte de Rochefort, Roy Kinnear en Planchet, Jean-Pierre Cassel en Louis XIII… D’abord prévu pour une durée de plus de trois heures, Les Trois mousquetaires fut finalement composé en deux parties avec la sortie un an après de On l’appelait Milady. Richard Lester donnera un ultime volet à la saga en 1989 avec Le Retour des mousquetaires, moins flamboyant que ses prédécesseurs, mais auréolé d’une douce mélancolie.
LES FILMS QU’IL FAUT AVOIR VUS









































































































































































































































