La Foire de la Colombette fait son retour à Toulouse du 30 octobre au 1er novembre pour sa 82e édition. Au cœur du quartier Saint-Aubin, commerçants, artisans et artistes se retrouvent pendant trois jours autour du thème des Caraïbes. À la direction artistique, Éric Lareine orchestre cette fête populaire où fanfares, déambulations et concerts mettent à l’honneur les cultures.
Éric Lareine vit dans le quartier depuis une trentaine d’années. Après avoir beaucoup voyagé, il décide finalement de s’installer dans le quartier Saint-Aubin afin d’y élever ses filles. Nommé citoyen d’honneur de la Commune libre pour la 70e édition, les organisateurs reviennent vers lui il y a trois ans pour lui proposer le poste de directeur artistique pour la 80e édition. Par commune libre, on entend une sorte de ville dans une ville, avec son propre maire nommé à vie, comme à Montmartre à Paris. Grâce à ses contacts dans le milieu musical, notamment en tant que professeur à Music’Halle, il a pu mobiliser fanfares et groupes autour du thème de la Nouvelle-Orléans.

Chaque édition possède son propre univers : après l’ambiance de La Nouvelle-Orléans et une participation de la communauté mexicaine, cette année, la foire fait place aux Caraïbes. « Dimanche, ça va être terrible ! » Avec un groupe chorégraphique du Mirail et un concert de jazz cubain accompagné de la chanteuse Moonlight Benjamin, le directeur artistique souhaite faire voyager la Colombette à travers la musique. Il ne veut d’ailleurs pas simplement diffuser de la musique festive comme c’était le cas avant son arrivée, mais proposer des musiques authentiques en accord avec le thème de l’édition.
Pour organiser cette Foire de la Colombette, Éric Lareine ne travaille pas seul. Il s’accompagne d’associations culturelles (notamment celle rencontrée aux Sept-Deniers, qui organise un festival antillais), de groupes et d’artistes qu’il rencontre au fil des événements, mais aussi des habitants et des différentes communautés présentes à Saint-Aubin. Côté commerçants, les stands ne viennent pas uniquement du quartier, mais il tient tout de même à intégrer ceux qu’il côtoie quotidiennement : « On a le meilleur boulanger et le buraliste le plus sympa ! »

rue de la Colombette © Manon Manadour
Des nouveautés marquent cette 82e édition, à l’image de l’atelier d’écriture de cartes postales inspiré de Georges Perec. De son côté, la traditionnelle course au charbon se tiendra dimanche, en hommage au fondateur de la Commune libre de la Colombette. « C’est une fête populaire, c’est pour ça que j’essaye de fabriquer des rituels parce que c’est ça qui fonde une communauté. » Cette course illustre ainsi la volonté de créer des rituels qui se transmettent d’une édition à l’autre.
« Convivialité, mixité et joie. » sont les mots d’ordre de la Foire de la Colombette, véritable fête populaire. Mais Éric Lareine reconnaît également sa dimension économique : cette foire permet de donner de la visibilité aux petits commerçants et artisans, et de les aider à se maintenir dans le centre-ville.
Foire de la Colombette


