Dog Stars un film de Ridley Scott
Quand on prend la plume pour parler d’un film de Sir Ridley Scott, on met des gants car ce réalisateur britannique né en 1937 a à son répertoire des titres devenus iconiques du 7e art : Blade Runner (1982, Gladiator, Alien et bien d’autres. Le revoici sur grand écran avec un film de la veine post apocalyptique.

Jacob Elordi (Hig) et Jasper – Crédit : 20th Century Studios
Hig, pilote-mécano de son état, survit sur une petite base aérienne avec un copain d’infortune, Bangley, et toujours accompagné de son fidèle Jasper, un chien auquel il ne manque que la parole. A bord d’un Cessna 1956 tout cabossé Hig survole les restes d’une planète détruite par un virus et sur laquelle vivent encore tant bien que mal quelques communautés et des bandes de pillards aux comportements de bêtes fauves. Hig se ravitaille au cœur de Denver, une ville envahie par la végétation. Au cours de l’un de ses vols, Hig atterrit, de justesse, dans une vallée qu’il ne connaît pas. Là il rencontre un père et Cima, sa fille. Après un premier contact un peu rude, le paternel consent à aider Hig, l’autorisant à rester le temps de dégager une piste de décollage pour son avion. Bien évidemment….
Si le scénario est cousu d’avance, il faut donc s’attarder sur les sillons que creuse ce film finalement plus contemplatif qu’héroïque. Il nous parle d’une certaine foi en l’humanité, de l’espoir d’une vie meilleure, d’entraide, de deuil et d’amour. Vaste programme pour ce western post apocalyptique adapté du roman de l’Américain Peter Heller : La Constellation du chien (2012). Certaines scènes rappellent ce que fut Ridley Scott, notamment celle de l’attaque de l’avion en plein décollage, clin d’œil aux attaques de train et de diligence par les indiens de notre enfance.
L’image est un vrai port folio de Jacob Elordi (Hig). Son personnage est meurtri par un séisme personnel qui s’est déroulé durant la pandémie. Ridley Scott en a fait un être entre deux mondes, ne sachant trop vers lequel il va se diriger finalement. Dans le film de Daniel Minahan sorti en 2025 : Les Indomptés, ce jeune comédien nous avait fait forte impression. A suivre certainement.
Josh Brolin (Bangley) est toujours aussi épatant et Margaret Qualley dans le rôle de Cima est juste anecdotique.
Sur sa cheminée, Ridley Scott doit se contenter du Prix du Jury à une Première Œuvre pour Les Duellistes (Cannes 1977). Ce qui est injuste à vrai dire, même si le présent opus a très peu de chance de modifier la situation.

