Spider-Man : Brand New Day, un film de Destin Daniel Cretton
Les super-héros n’ont pas que des muscles et des superpouvoirs. Notamment Spider-Man, alias Peter Parker. La preuve avec ce film signé du réalisateur américain Destin Daniel Cretton. A la fin de l’opus précédent de ses aventures (Spider-Man : No Way Home), un chef d’œuvre, il a sacrifié sa vie sentimentale et amicale en s’effaçant de la mémoire collective grâce aux pouvoirs du Docteur Strange. Nous le retrouvons ainsi au début de Brand New Day (Un tout nouveau Jour) seul, perdu, abandonné et réduit, si l’on peut dire, à sa fonction de justicier de son quartier. Bien sûr il croise MJ de temps en temps, mais celle-ci ne le reconnaît pas, pas plus que son ami Ned. A l’évidence, Peter est malheureux comme une pierre et cela bouleverse sa biophysiologie arachnide. Il va consulter incognito le célèbre professeur Bruce Banner tout en ayant un œil sur un certain nombre d’événements dramatiques qui troublent le calme de la ville qui ne dort jamais.

Spider-Man face à une armée de ninjas – Crédit : CTMG
Sombre et frôlant la métaphysique, le scénario de ce blockbuster décontenancera certainement une part du public. Certes il y a ici l’indispensable méchant, mais il n’est pas très bien déterminé. Des mutants vont pointer le bout de leur nez… Une menace invisible prend possession des humains. Pour la combattre Spider-Man va pouvoir compter sur le Punisher. De l’action, oui, mais pas que. De l’introspection habilement incérée permet de donner à Peter Parker un relief d’une grande sensibilité quant à ses devoirs de super-héros confrontés à sa vie intime. Effets spéciaux superlatifs et casting de luxe (Tom Holland, Zendaya…) achèvent de faire de cet opus un bon divertissement, peut-être pas inoubliable, mais assez sympa pour se mettre au frais en cette fin d’été caniculaire.

