
Le voyage commence à la Cité du Vin qui célèbre cette année ses dix ans et a imaginé avec Petrusse un foulard en 3 couleurs à cette occasion, en vente au corner Pétrusse de la boutique.
Je vous conseille d’autre part de découvrir ou redécouvrir l’expo immersive et le buffet des cinq sens !
Puis vient la Philomathique de Bordeaux, institution méconnue et fascinante consacrée aux métiers et aux savoir-faire depuis 1808.
Deux étapes qui donnent le ton du périple : ici, il ne sera pas seulement question de mode, mais de transmission, de gestes et de patrimoine. Chaque chute d’étoles, de foulards, de châles donnera l’occasion aux apprentis de recycler les belles matières de la Maison Petrusse.
On pense spontanément à l’accessoire, au carré de soie, de twill, de laine cachemire que l’on noue autour du cou, au châle que l’on pose sur les épaules, à cette touche de couleur et de matière qui parfait une silhouette. Petrusse propose de regarder l’objet autrement : comme une surface de création.
Les matières deviennent des supports. Les motifs racontent des lieux, des œuvres, des architectures.
Et c’est là que l’histoire devient particulièrement intéressante.
Car Petrusse ne se contente pas de créer des accessoires ! La maison multiplie les collaborations et les partenariats stratégiques avec des institutions culturelles , des artistes et des lieux patrimoniaux, du Grand Palais au Château de Chantilly en passant par le Louvre Abu Dhabi. Le principe est séduisant : faire sortir la culture de ses murs pour l’emmener avec soi.
Direction Langon et le Château Mauriac.
Le nom, évidemment, résonne immédiatement. François Mauriac. Le grand écrivain bordelais. La littérature. Les paysages de Gironde. Et cette impression assez rare d’entrer dans un lieu où l’histoire littéraire n’est pas figée derrière une vitrine.
C’est ici que Petrusse a installé ses ateliers.
Le château devient alors davantage qu’un décor : un lieu de création et de transmission. On découvre les gestes, les matières, les étapes qui permettent de transformer une idée en étoffe. On entend résonner les pas de l’écrivain et crisser le papier sous la plume.
Et soudain le foulard prend une autre dimension.
Il y a d’ailleurs quelque chose de très symbolique à ce que l’univers de Mauriac rencontre celui de Petrusse. L’écrivain avait lui-même l’habitude d’offrir des foulards à ses proches. L’étoffe devient alors un geste : offrir, transmettre, laisser quelque chose de soi.
J’aime cette idée. L’artisanat plutôt que la vitesse. Dans une époque où tout semble devoir aller vite, Petrusse défend quelque chose d’assez démodé — et donc de précieux : le temps !
Le temps de choisir une matière. De travailler un dessin. De composer une couleur. De maîtriser un geste. D’achever une pièce.
Soie, laine, cachemire : les matières nobles ne sont pas ici de simples arguments marketing. Elles sont le point de départ d’un travail où le toucher compte autant que le regard.
C’est peut-être ce qui m’a le plus intéressée dans cette découverte : le déplacement du foulard, de la Mode vers la Culture.
On ne porte plus seulement un accessoire. On porte un morceau de patrimoine.
Impossible de passer dans la région sans quelque dégustation au Château de Rouillac au cœur de l’appellation Pessac-Léognan, dans l’ancienne maison de campagne du Baron Haussmann qui appartient depuis 2010 à Laurent Cisneros et sa famille. On opte pour le « Dada de Rouillac » dont la genèse s’est construite autour de la passion, du cheval et du vin. La rose des vents nous guide vers le bon vivre et le bon vin !


























