Les Héros du Louvre un film d’Elie Chouraqui
1939. L’invasion allemande de la France est proche. Jacques Jaujard (Bernard Le Coq), le patron du Louvre, sait très bien ce qui va se passer. Il a déjà sauvé les trésors du Prado pendant la guerre civile espagnole. Il prend donc la décision d’éparpiller les collections du Louvre dans différents endroits en France. Pour cela il va faire appel à des volontaires qui, au volant de camions, de bus ou de camionnettes, vont s’enfuir de Paris, chargés de ce que la peinture et la sculpture comptent de plus précieux dans l’Histoire. Parmi eux, il y aura Babi Benhamou, gardien de nuit au Louvre. Ce dernier accepte à une seule condition, il emmène sa famille, sa femme et ses cinq enfants. Et voilà notre homme au volant d’un bus chargé à ras bord de trésors inestimables, dont La Joconde. Ils survivront aux raids aériens, aux dénonciations, car ils sont juifs, aux contrôles routiers, à la faim, à la peur aussi. C’est tout cela que nous raconte ici Elie Chouraqui. Et il sait de quoi il parle car Babi n’est autre que son grand-père. Ayant recueilli un maximum d’informations sur cette aventure, il décide tout d’abord d’en faire une BD. Cette dernière lui servira de story board pour le film. Et l’on ne peut qu’être frappé par le courage de cette famille confrontée à la guerre et à l’antisémitisme. Le geste cinématographique ne cherche pas l’esbroufe mais se concentre sur ces hommes et femmes bousculés par les évènements et qui ont à cœur non seulement de se sauver mais aussi de protéger un patrimoine national.

Kad Merad (Babi) – ©Alexandra Fechner Productions
Ce récit familial est porté par Kad Merad, Babi se transformant sans le savoir en héros de l’ombre. Comme il le dit lui-même à la fin : nous fumes des centaines dans ce cas. Ce n’est pas une raison pour ne pas les saluer et les remercier. Et les admirer !

