Du 18 au 20 septembre 2026, MéditerranéO’ reprendra ses quartiers au cœur de Portet-sur-Garonne, dans un cadre naturel exceptionnel. Au programme : 13 concerts gratuits, encore une fois portés par des talents d’ici et d’ailleurs, mais aussi un village associatif et gourmand, ainsi que des animations pour toute la famille. Un 22e cru qui promet de rester fidèle aux valeurs de partage et de mixité culturelle du festival.

© MéditerranéO’
Comme chaque année, MéditerranéO’ se prépare à rassembler des milliers de festivaliers. Depuis 2004, l’évènement réunit à chaque édition des artistes de notoriété internationale, nationale et régionale, pour faire vibrer le public de la région toulousaine au rythme de musiques des quatre coins du globe. Le leitmotiv est le suivant : proposer une programmation éclectique et festive.
Cette année, 13 concerts gratuits vont rythmer le festival. Le menu musical sera notamment composé du projet solo de Guiz (du groupe Tryo), des musiciens de l’Orchestre National du Cholao, de l’univers éclectique de Transe Gnawa Express, du spectacle métissé et lumineux de Lucia de Carvalho, et bien plus encore. Le tout dans l’ambiance populaire qui fait la force de MéditerranéO’.

© MéditerranéO’
Animations et sensibilisation
En parallèle, le festival sera le théâtre de diverses animations pour petits et grands, à l’instar d’ateliers de musique, d’arts plastiques et d’origami, ou encore du maquillage et des tatouages éphémères, ainsi qu’une carte du monde géante autour de l’écoresponsabilité pour sensibiliser par le jeu. Des activités proposées par des artistes et partenaires engagés aux côtés des équipes.
À l’entrée, le public retrouvera également un espace gourmand et associatif. Divers styles culinaires seront mis à l’honneur, pour poursuivre les découvertes dans l’assiette, tandis que les organismes Réponse au Sénégal et SOS Méditerranée présenteront leurs actions humanitaires. En effet, en plus de prôner l’accessibilité culturelle, MéditerranéO’ s’inscrit dans une démarche engagée plus large.
Pour ne rien gâcher, l’évènement jette l’ancre dans un environnement privilégié, au cœur de Portet-sur-Garonne, à savoir un cadre naturel en bord de Garonne. Pas besoin de parcourir des kilomètres : le point de rendez-vous se situe à tout juste 10 kilomètres de Toulouse, en bas de la promenade du Baron Ritay. Gratuité, diversité et proximité règnent en maîtres !
Cinq questions à Nathalie Gambini Laplanche, chargée de production et de programmation du festival

© MéditerranéO’
Quel bilan tirez-vous de la précédente édition ?
La 21è édition a été très positive, avec notamment une très belle fréquentation le samedi soir, soit presque 5.000 personnes, et à peu près 4.500 festivaliers le vendredi. C’était plus compliqué le dimanche car il a plu, ce sont les risques du métier ! C’est plus difficile pour nous car c’est un festival en plein air et qu’il n’y a pas de solution de repli, puisqu’on est en bord de Garonne. On peut tout de même retirer qu’il y a de plus en plus de festivaliers chaque année. C’est un festival qui plaît par la programmation, mais aussi par l’énergie qui est mise : un festival de cœur, de passion.
MéditerranéO’ fait encore une fois la part belle aux musiques du monde. Comment décririez-vous la programmation proposée ?
On essaie de mêler les groupes qui ne sont pas forcément connus avec d’autres qui le sont un petit peu plus, mais sans parler de tête d’affiche, parce que ce n’est pas un mot qui correspond à notre évènement. En tant que festival gratuit, ça ne fait partie ni de nos valeurs, ni de notre budget. Quand on dit « festival pour tous », c’est aussi bien au niveau du public que de la programmation. On va mélanger des artistes qui viennent vers nous, qui sont émergents, et proposer une diversité musicale. On est sur des esthétiques complètement différentes, et grâce à la gratuité, les gens sont poussés à être curieux. Ils nous disent souvent qu’ils sont venus pour un groupe et qu’ils en ont découvert d’autres. C’est ce que je trouve magique ! Pour l’ambiance, c’est toujours très festif le vendredi et le samedi, puis plus familial le dimanche.
Vous l’avez mentionné, le festival demeure gratuit malgré le contexte actuel. Comment parvenez-vous à rester fidèle à ce parti pris ?
Avec beaucoup d’investissement personnel, parce que nous sommes quand même une petite association. Nous sommes cinq filles et un garçon au bureau, je suis la seule salariée, et nous avons environ 70 bénévoles sur le festival. J’en reviens souvent à la gratuité parce que c’est une chose à laquelle on tient. C‘est très lourd de porter ça. Si on partait sur un festival payant, par exemple, ce ne serait pas du tout le même modèle économique, la même ligne artistique ou les mêmes valeurs. Aujourd’hui, nous sommes dans une démarche de découverte et de partage entre public, artistes et bénévoles. Mais sans la subvention de la Ville, ce festival n’existerait pas. Sans l’aide de la Région et du Département non plus. Sans oublier les partenariats, de plus en plus difficiles à trouver.
Au-delà de la gratuité, MéditerranéO’ est aussi un festival qui prône l’écoresponsabilité. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce point ?
L’écoresponsabilité est aussi un point qui n’est pas évident à mettre en place, parce que ça demande des moyens financiers et humains. On a fait le choix de faire fabriquer des écocups il y a quelques années de ça et de déployer le tri sélectif. Et puis cette année, on est accompagnés par un nouveau partenaire : Easytri à Toulouse. Ils vont nous aider à mettre en place des poubelles de tri, pour les ambulants. Il y a aussi les transports en mobilité douce, puisqu’on est aussi aidés par Tisséo et l’association 2 pieds 2 roues. Il faut savoir qu’il n’y a pas beaucoup de parkings, mais on favorise les transports doux. Les gens viennent beaucoup en vélo, en bus ou en covoiturage.
Un message pour le public ?
Pour moi, la culture est un des rares langages que chacun comprend, quelle que soit son histoire. Donc un festival gratuit, c’est bien plus qu’une programmation. C’est une porte ouverte où chacun trouve sa place. C’est aussi voir que la rencontre, l’émotion et la curiosité peuvent rapprocher les peuples et les êtres. Et au-delà même de la gratuité, la musique rassemble et fédère. Pour moi, c’est le ciment de la culture. Quand les gens viennent au festival, ils sont heureux. Il n’y a pas de question de place sociale. Tout le monde se rencontre, il y a une super belle énergie. On voit ces sourires, les gens qui nous remercient, puis on met les bénévoles en avant. Mon message serait alors : soyez curieux, venez voir le travail qui est fait. Soyez curieux parce que sinon, on se renferme. Il faut continuer à partager, à venir prendre du plaisir autour de la musique et faciliter les rencontres. La musique, c’est les rencontres et la joie.


