Chaque mercredi, on rend hommage à un grand classique du cinéma. A voir ou à revoir.
Stalker d’Andreï Tarkovski
Dans un futur indéterminé et dans un pays qui aurait pu être l’URSS, un homme faisant office de « Stalker », sorte de passeur chargé de guider ceux qui le désirent dans « la Zone », rencontre ses deux nouveaux clients. Le « Stalker » va donc accompagner « L’Ecrivain » et « Le Professeur » vers ce territoire mystérieux où existerait une « Chambre » capable d’exaucer les vœux de ceux ayant réussi à y accéder. L’écrivain est en quête d’inspiration, le scientifique à la recherche de découvertes, mais dans « la Zone », où existe un savant système de pièges, la rationalité et les lois de la physique ne s’appliquent pas tandis que se produisent des interactions avec les esprits de ceux qui y pénètrent…

© Mosfilm – Vtoroe Tvorcheskoe Obedinenie
Cinquième des sept longs métrages réalisés par Andreï Tarkovski, Stalker est une expérience cinématographique rare et l’œuvre sans doute la plus radicale du grand cinéaste soviétique. Librement adapté du roman Stalker : Pique-nique au bord du chemin d’Arcadi et Boris Strougatski (coscénaristes avec Tarkovski bien que ce dernier ne soit pas crédité), le film emprunte des codes et des références à la science-fiction, mais reflète d’abord les préoccupations spirituelles et métaphysiques du cinéaste.
Voyage initiatique
Qu’est-ce que « la Zone » ? Quelles sont les forces qui l’habitent ? Que vient-on réellement y chercher ? Pas plus que 2001, l’Odyssée de l’espace (film d’ailleurs que Tarkovski dédaignait), Stalker n’apporte pas de réponses définitives et ouvre la voie à l’exégèse. D’où le statut de film-culte objet de savantes interprétations qu’a vite atteint cette œuvre singulière pleine de mystères et de miracles, de rêves et de visions.

Visuellement, ce voyage initiatique offre d’impressionnants décors et paysages de fin du monde, passe du noir et blanc à la couleur quand on pénètre dans « la Zone ». Lent et contemplatif, Stalker n’est pas l’œuvre la plus accessible d’Andreï Tarkovski dont on peut préférer l’éblouissant Andreï Roublev ou Le Sacrifice, son ultime chef-d’œuvre.
LES FILMS QU’IL FAUT AVOIR VUS





























































































































































































































































