Grand triomphateur français de l’été avec le diptyque « De Gaulle », qui a attiré plus de 6 millions de spectateurs depuis sa sortie en juin, Pathé est omniprésent en production, distribution et exploitation. Au-delà de films à gros budget comme la biographie du Général, « Le Comte de Monte-Cristo » ou « Les Trois mousquetaires », la société investit dans tous les genres, se trompant rarement de cible. En témoigne la sortie en DVD, quelques mois après leur programmation en salles, de la chronique sociale « La maison des femmes », de Mélisa Godet, et de la comédie « Police Flash 80 », de Jean-Baptiste Saurel.

« La maison des femmes ». Photo Marie Rouge
Pathé s’est impliqué dans « La maison des femmes », premier long-métrage écrit et réalisé par Mélisa Godet et produit avec la plus grande détermination par Emma Javaux. Cette évocation vibrante d’une structure, la Maison des femmes, créée en 2016 en banlieue parisienne et aujourd’hui présente dans une trentaine de villes en France, évite tous les écueils du genre. Le combat d’une médecin et de ses équipes en faveur de toutes celles qui sont maltraitées, le plus souvent par leur conjoint, est montré avec vigueur, sans jamais en rajouter dans le pathos. Les portraits se suivent, aussi divers que sont les souffrances infligées aux femmes, qu’elles soient victimes d’excision ou de violences conjugales. Le ton est documentaire, certes, mais laisse toute sa place à la force d’une vraie fiction de cinéma, scénarisée avec soin, interprétée par de formidables actrices, Karin Viard en tête en chef infatigable (juste desservie par une horrible perruque blonde !) A ses côtés brillent tout autant Laetitia Dosch, Oulaya Amamra, Eye Haïdara et Juliette Armanet (qui se prend décidemment de passion pour le métier de comédienne). Les deux hommes de la bande (Pierre Deladonchamps en psy et Jean-Charles Clichet en responsable administratif de l’association) ne sont pas mal non plus. Coup de chapeau aussi au casting d’amateurs, dont le témoignage face caméra est souvent bouleversant. Un film aussi douloureux que galvanisant à montrer à tous ceux qui douteraient du rôle devenu essentiel des Maisons des femmes.
Flingues des années 80
Nous avions chroniqué dans ces pages la sortie au cinéma de « Police Flash 80 », de Jean-Baptiste Saurel, comédie potache le plus souvent hilarante. Elle l’est toujours quand on la revoit en DVD (ou en VOD), si possible avec une bande de copains et copines adeptes de mauvais esprit.

François Damiens et Audrey Lamy dans « Police Flash 80 ». Photo Julien Panié
Le film nous replonge en 1984 aux côtés d’un flic à l’ancienne (inénarrable François Damiens) chargé avec son équipe de mettre fin à un trafic de drogue. Le zigue est mal embouché, toujours brutal dans ses propos, lourdingue dans ses attitudes de macho. A ses côtés, Audrey Lamy incarne une inspectrice aux antipodes, super réglo ; Xavier Lacaille un adepte de l’immersion en terre criminelle sous divers déguisements ; Brahim Bouhlel un geek encombré de sa mère poule et Thomas Ngijol (qui a coécrit le scénario) en éducateur de rues au look disco du genre suspect. Les acteurs s’en donnent à cœur joie dans des situations absurdes alors que les gags défilent à un rythme soutenu. Particulièrement soigné dans sa reconstitution historique – et bien sûr en matière de musique – ce « Police Flash 80 » ne fera que se bonifier avec le temps !
« La Maison des femmes », de Mélisa Godet et « Police Flash 80 », de Jean-Baptiste Saurel, disponibles en DVD, Blu-Ray Pathé et VOD.

