Supergirl un film de Craig Gillespie
Sans aucun doute encore sous le charme de son excellente Cruella en 2021, nous sommes partis comme un seul homme et contre pas mal d’avis mitigés pour voir cette Supergirl. Avouons à présent que le dernier opus en salle de l’Australien Craig Gillespie est un pur moment de détente ne prenant pas le public pour ce qu’il n’est pas forcément. Entre aventure spatiale, drame, western cosmique et une bonne tranche d’humour, Supergirl nous met dans les pas d’une jeune femme, Kara Zor-El, alias Supergirl et accessoirement cousine de Superman, ici pour de courtes apparitions David Corenswet, le dernier en date sur grand écran arborant la célèbre cape rouge.

Milly Alcok (Supergirl) et Matthias Schoenaerts (Krem) – Photo : Warner Bros
Kara est une trentenaire vivant seule dans un coin perdu avec pour seul ami son chien Krypto. Mais voilà que les Brigands, avec à leur tête l’infâme et cruel Krem (Matthias Schoenaerts en pirate spatial méconnaissable), vont la prendre à partie et blesser Krypto. Le pauvre chien n’a plus que trois jours à vivre car le poison qui lui a été inoculé ne lui laisse que peu de temps. Le contrepoison est entre les mains de Krem qui vient de se carapater au fin fond de l’espace. Vous vous doutez de la suite. Effets spéciaux à la clé, batailles homériques, actions chorégraphiées, clins d’œil à Mad Max et flashbacks délivrant la jeunesse de Kara sur Krypton sont au programme de ce film. Milly Alcok est une Supergirl format fichez-moi la paix ou alors… Et le « alors » est assez saignants ! N’utilisant ses supers pouvoirs qu’in extremis, elle trace un portrait assez décalé de ce genre d’héroïne, très humaine, aimant la fête, l’alcool et la tranquillité par-dessus tout. Son regard revenu de tout sonde un personnage finalement captivant et original dans cet univers
Un bon moment qui titille les zygomatiques tout en laissant les neurones au repos. Ce sont les vacances, non ?

