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Portraits de manIgers 1/6 : @veroniqueacerbis

23 Jan Publié par dans Médias, Photo, Portraits | Commentaires

Depuis quelques temps, nous vous présentons nombre de photographes amateurs, s’inscrivant dans la communauté IgersToulouse et qui partagent leurs passions entre Toulouse et la photographie, mettant en valeur leurs clichés sur le réseau social Instagram. Or, si une organisation telle que IgersToulouse (à l’instar des Igers d’autres grandes villes françaises) peut exister, c’est grâce au temps et au travail de bénévoles, passionnés eux aussi mais surtout envieux de voir la communauté se réunir, bouger et partager des choses. Alors, pour le dixième article de cette série intitulée « Portraits d’Instagramers » et toute cette semaine, nous avons décidé de mettre en valeur les six membres qui font exister IgersToulouse. Les découvrir comme photographe, comme manIgers aussi (ceux qui s’occupent de communautés Igers sont appelés ainsi) au travers d’interviews/portraits.

La première à se prêter au jeu est @veroniqueacerbis:

Manigers depuis plus de 4 ans, je reste un p’tit bout de femme humble au pays de la photo et de la communication, secteur passionnant qui remplit depuis 12 ans mes convictions à épouser l’exigence en restant pondérée et prenant ce recul pour toujours s’améliorer. J’ai 48 ans et suis maman d’un fils de 23 ans et d’une fille de 20 ans. Je vis seule mes passions mais compte bien un jour les partager à deux. En attendant, je partage mes photos avec de fabuleuses et fabuleux instagramers !

 

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@veroniqueacerbis

D.V : On retrouve dans ta description #RomanphotoBYme. Est-ce que la photo est pour toi le moyen de raconter des histoires ?

@veroniqueacerbis (V) :  Le hashtag #RomanphotoBYme est né d’une belle journée en famille associée de quelques textos professionnels en photos avec ma bande d’Igerstoulouse, mon frère et mon complice @pierremestre. Ma fille avait pris quelques clichés et le soir venu, nous échangions nos appareils pour regarder ces moments partagés. Le moyen de raconter une histoire par le biais de mes clichés est en effet une réelle volonté, un plaisir et peut-être une certaine façon d’exister dans le temps. Une photographie reste cette porte laissée entrouverte où l’on peut revenir comme il nous chante. Elle possède cette puissance de mille mots mais aussi ce moyen de communiquer en silence. A travers cette série « RomanphotoBYme », en majeure partie en noir et blanc, j’ai voulu figer des instants heureux vécus avec cette ambition de mettre en avant l’humain dans le pouvoir de l’instant présent. Il possède cette beauté de fleurir sur nos clichés sa silhouette, son expression, son allure, ses émotions et réussir à faire ressentir cette intensité de vie sur une photographie, relève d’un regard affûte, voire transparent… pas facile mais j’aime ce défi.

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« Le baiser à Genève » : les émotions en noir et blanc.

D.V : Tu es l’une des rares à favoriser la nature dans tes photos. Est-ce un besoin d’évasion, un goût particulier pour nos campagnes ?

V : Je suis née dans un département où la nature a réellement pris sa place. Je vis à Toulouse depuis 1989 et l’accès à ses sites en pleine nature nécessite si peu de kilomètres pour sortir de cette étonnante et belle ville rose ! Combien de randonnées en montagne ? Combien de pique-niques aux bords des lacs ? Combien de promenades en forêts ? Mes grands-parents et mes parents m’ont appris à respecter Dame nature. Elle nous gâte tellement ! Que ce soit en la jardinant ou en foulant quelques champs et sentiers. Ainsi, photographier la nature, pour moi, c’est sans cesse s’émerveiller de voir pousser une fleur ou un arbre, et s’il est fruitier, le gout émoustille en plus nos papilles au-delà des clichés, jusqu’autour d’une table où les amis sourient. Là, l’évasion est parfaite, comme faire de chaque image un lieu privilégié, une recette de tons colorés.

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« Rose trémière à Toulouse » : Préserver Dame nature, aussi possible grâce à la photographie.

D.V : Tes photos représentent souvent des scènes de vie quotidienne. Est-ce là un moyen de partager ta vie avec les autres amateurs, ou plutôt un moyen de partager avec les autres des moments de vie sous couvert de la photo ?

V : J’ai la chance de travailler auprès de Fabrice depuis plus de 4 ans, Camille, Jean, Philippe et Antoine au sein de notre communauté Igerstoulouse. Nous sommes tous passionnés de photos et chacune de nos galeries possède sa propre empreinte. Grâce à cette empreinte, chacun de nous a eu la possibilité lors de nos diverses sorties de rencontrer des amateurs et des professionnels et créer selon les affinités un réseau, des amitiés jusqu’à organiser des projets photographiques. Je n’ai pas besoin de la photo pour partager des moments conviviaux mais il est indéniable de s’apercevoir qu’un objectif change nos sorties avec ce très bel esprit de partage authentique.

D.V : Quel est ton quartier d’inspiration et pourquoi ?

V : Toulouse nous offre un choix vraiment conséquent pour garder l’œil dans l’objectif mais j’avoue avoir un faible pour deux quartiers : celui des Amidonniers ainsi que le quartier du Pont des Demoiselles attenant le canal du Midi. Les prises de vue à réaliser sont réellement variées.

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« Le canal du Midi voit rouge » : Les bords de canal offre toujours des surprises inespérées.

D.V : Enfin, pourquoi la photographie?

V : « La photographie est un langage qui n’a pas besoin de traduction » c’est une parole d’un très grand photographe Sebastião Salgado que j’admire et découvre encore. Je fais de la photographie car elle ouvre un champ de possibilités inimaginables à figer cette réalité de la vie qui me plait. Elle devient un art sur le papier ou sur les écrans. C’est un tel moyen d’échanges et de créations multiples ! Aujourd’hui, avec le nombre d’applications ou la qualité de logiciels de retouches, je savoure parfois la possibilité de travailler une photographie comme une peinture à réaliser. Le temps passé à faire vivre Igerstoulouse et ma galerie selon mes séries comme #LCDJ (le ciel du jour), #RomanphotoBYme, #_au_pied_de_mon_arbre et #_fleurdebitume_, me prouve chaque jour que faire de la photographie est un art dont il faut certes maîtriser les rudiments de l’appareil que nous possédons mais aussi vouloir en faire quelque chose qui nous est propre. Cela relève d’une grande patience, d’un grand art et de l’écoute de grands photographes. La photographie lie les Hommes.

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« Nos 18 ans »

Nous remercions chaleureusement @veroniqueacerbis pour ouvrir le bal de cette semaine, en espérant que les 5 autres manIgers auront autant de choses passionnantes à nous raconter. Nous nous retrouvons donc demain avec la suite de la série, en compagnie de @arinyx. D’ici là, n’oubliez pas d’accorder du bon temps à vos proches!

David Vacher


Portraits d’Instagramers #1 : @Coralietlse
Portraits d’Instagramers #2 : @j.solal
Portraits d’Instagramers #3 : @clefmenthe_in
Portraits d’Instagramers #4 : @julietteveutdusoleil
Portraits d’Instagramers #5 : @photog_raphy31
Portraits d’Instagramers #6 : @ry4n_31
Portraits d’Instagramers #7 : @y.vigourel
Portraits d’Instagramers #8 : @julio.flo
Portraits d’Instagramers #9 : @manondez

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