Projet Dernière Chance, un film de Phil Lord et Christopher Miller
Il était une fois deux quinquas américains, ayant l’habitude de travailler ensemble depuis toujours (c’est leur cinquième film), qui décident de perdre l’un des plus grands acteurs de notre temps au fin fond de l’espace avec pour mission de sauver le monde. Entre humour, émotion et suspense, un cocktail réussi.

Ryan Gosling (Ryland Grace) – Crédit : Amazon MGM
Ryland Grace est professeur de sciences et ne demande rien à personne si ce n’est de le laisser tranquille. Sauf qu’un beau jour, deux costauds lui font rencontrer contre son gré une certaine Eva Stratt. Elle lui fait part d’un dossier classé secret et potentiellement explosif : une substance inconnue ronge le Soleil, ce qui, à terme, signifie la mort de notre planète. Il s’agit donc de filer daredare à des années-lumière de la Terre pour essayer d’isoler le mal et comprendre comment le combattre. Stupeur et tremblement pour le petit prof. Il fait immédiatement demi-tour, clamant haut et fort qu’il est incapable d’un pareil boulot. Malheureusement pour lui, pas d’échappatoire. Une piqûre calme le récalcitrant et hop, dans l’espace avec deux autres acolytes qui, eux ne survivront pas au voyage. C’est ainsi que Ryland se réveille, perdu au milieu de nulle part.
Après moultes bricolages (on n’est pas prof de sciences pour rien), il finit par prendre les commandes de son vaisseau spatial, direction sa mission. C’est là qu’il va faire une rencontre genre 3e type. En fait les Terriens ne sont pas les seuls dans la panade avec ce virus gourmand de chaleur. Mais comment communiquer avec cette entité qui tient plus du crabe minéral qu’autre chose ?
Et voilà le film qui prend tout son intérêt : le langage, l’entraide, l’amitié, voire une certaine affection se réunissent dans un cocktail jubilatoire. Et un Ryan Gosling en héros malgré lui, transformé en Robinson de l’espace, à hurler de rire. Nous le savons depuis longtemps à présent, c’est un très grand acteur, capable d’endosser toutes les postures, pointant sur nous un regard d’enfant à faire craquer les pierres. Il le prouve encore une fois.

