Chaque mercredi, on rend hommage à un grand classique du cinéma. A voir ou à revoir.
Tarzan, l’homme singe de W. S. Van Dyke
Si le film de W.S Van Dyke, sorti en 1932, est la neuvième aventure de Tarzan sur grand écran, elle est la première du cinéma parlant et surtout la plus marquante, en dépit des innombrables suites ou remakes que l’on a connus jusqu’à aujourd’hui. Adapté des personnages créés par Edgar Rice Burroughs, Tarzan, l’homme singe met en scène deux Anglais au Congo, James Parker et Harry Holt, qui rêvent de découvrir le mythique cimetière des éléphants afin de faire le commerce de l’ivoire. Jane, la fille de Parker, rejoint son père afin de vivre à ses côtés. Une expédition est montée vers les montagnes escarpées derrière lesquelles se trouverait le cimetière, mais des surprises attendent l’équipage constituée de porteurs africains menés à coups de fouet. Outre les dangers de la jungle et de ses animaux, le convoi va croiser la route d’un homme blanc nommé Tarzan…

Comme King Kong d’Ernest B. Schoedsack et de Merian C. Cooper, sur les écrans un an plus tard, Tarzan, l’homme singe est entré dans l’histoire du film d’aventures et a conservé son aura près d’un siècle plus tard grâce à sa naïveté, son premier degré, sa croyance absolue en un art cinématographique encore jeune et conquérant. Bien sûr, certains effets ont vieilli (on pense notamment aux images documentaires de tribus africaines sur lesquelles les personnages apparaissent en surimpression), mais la magie demeure.
Bienvenue dans la jungle
Hippopotames, crocodiles, éléphants, lions, tigres, buffles, gorilles : le « casting » vaut le détour et les scènes avec les félins comme avec les éléphants demeurent sidérantes. On n’oublie pas le chimpanzé Cheeta, fidèle et précieux compagnon de « l’homme singe ». Côté humains : Johnny Weismuller, nageur vainqueur de cinq médailles d’or aux Jeux olympiques de 1924 et de 1928, campe le rôle-titre qui fera de lui une star iconique du septième art. Quant à Maureen O’Sullivan, elle tient là également son rôle le plus fameux. Puis, il y a des scènes et des images cultes : les combats du héros, son cri devenu légendaire, ses déplacements aériens de liane en liane, l’apprentissage du langage « Moi Tarzan, toi Jane »…

Par ailleurs, sur bien des aspects, Tarzan, l’homme singe bouscula la censure et les codes en vigueur à l’époque. Outre la violence de certaines scènes, dont des sacrifices humains, on songe évidemment à l’histoire d’amour et aux allusions sexuelles entre le « bon sauvage » et la belle. De même, la conclusion du film – Jane quittant la « civilisation » pour vivre auprès de son amoureux dans la jungle – n’est pas vraiment conventionnelle. Dix autres films mettront en scène Johnny Weissmuller dans la peau de Tarzan (dont cinq avec Maureen O’Sullivan). Aucun n’atteindra le charme, la force et l’originalité du premier.
LES FILMS QU’IL FAUT AVOIR VUS




































































































































































































































