Close

On connaît la chanson… Summer of 82 par Orwell (feat. Sarah Zeppilli)

09 Août Publié par dans Musique | Commentaires

Chaque mercredi, nous évoquons à travers une vidéo une chanson connue ou méconnue, revisitée ou immortalisée.

Summer of 82 par Orwell (feat. Sarah Zeppilli)

C’est un été que les moins de vingt ans n’ont pas pu connaître. Pour d’autres, l’été 1982 restera à jamais celui de la nuit de Séville avec ce match du 8 juillet, digne d’une tragédie antique, qui vit l’équipe de France être battue par l’Allemagne (enfin, la République fédérale d’Allemagne ou Allemagne de l’Ouest) après la séance des tirs aux buts. Avant cela, il y eut un but valide refusé aux Français, des fautes allemandes non sifflées dont, bien sûr, l’agression d’Harald Schumacher sur Patrick Battiston. Et ces prolongations durant lesquelles les Bleus menèrent trois buts à un… Des choses légères et graves ont fait de cette rencontre un match de légende. Moins de quarante années nous séparaient de 1945, l’arrogance et la violence de Schumacher réveillaient un inconscient chargé d’Histoire. La défaite et son romantisme amer semblaient devoir coller à jamais aux Bleus. Ils n’étaient pas les seuls. Le jour anglais Gary Lineker déclara un jour : « Le football est un sport qui se joue à onze contre onze et, à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne. »

Avec Summer of 82, le groupe français pop Orwell (qui chante aussi bien en français qu’en anglais) revisite à sa façon le match de Séville. Dans le clip, on peut réentendre la voix du regretté Thierry Roland et l’une de ses formules fameuses (« Il n’a pas fait le voyage pour rien… »), prises de vues réelles se mêlent à des séquences d’animation où apparaissent Platini, Battiston et le grand méchant Schumacher. Un père fait partager à son fils ses propres souvenirs d’enfance. Il donne envie au gamin de refaire le match. Nous sommes beaucoup à avoir essayer. La douceur de la voix de Sarah Zeppilli et la fraîcheur de la mélodie réussissent la performance d’auréoler de nostalgie autant que d’humour la nuit de Séville. Ce n’était pas gagné.

.

Christian Authier


Toutes les chroniques : On connaît la chanson…

Toutes les chroniques : Toulouse, d’hier à aujourd’hui

Toutes les chroniques : Connaissez-vous…


 

Partager : Facebook Twitter Email

 


Christian Authier Plus d'articles de