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On connaît la chanson… Je danse le mia par IAM

28 Juin Publié par dans Musique | Commentaires

Chaque mercredi, nous évoquons à travers une vidéo une chanson connue ou méconnue, revisitée ou immortalisée.

Je danse le mia par IAM

Extrait du deuxième album du groupe IAM sorti à la fin de 1993, Je danse le mia occupera la tête du TOP 50 et toutes les ondes des mois durant. Le clip signé par le grand Michel Gondry (qui avant de devenir le cinéaste que l’on connaît fit ses armes auprès des Stones, de Björk, de Kylie Minogue, Donald Fagen ou Stardust) ne fut pas pour rien dans le succès du single.

L’idée de génie du clip est d’une simplicité désarmante : illustrer mot à mot les paroles… Sur un groove impeccable et un sample du Give Me the Night de George Benson (production de Quincy Jones), IAM ressuscite l’univers des discothèques de province des années 80, branchées funk, avec une nostalgie rieuse dénuée de toute condescendance. Car si l’autodérision est au rendez-vous, la culture populaire dont la chanson se fait l’écho n’y est jamais ridiculisée. Les paroles comme les scènes du clip s’inscrivent dans une tradition qui va – pour faire court – de Pagnol à la comédie italienne : affection envers les personnages, dialogues imagés, goût du pittoresque, présence de « trognes », humour mordant… Origine phocéenne des membres d’IAM oblige, Je danse le mia charrie quelques mots typiques du parler marseillais (« fada », « degun », « minot ») en nous montrant que le rap français n’est jamais aussi bon que lorsqu’il puise son inspiration dans sa propre culture et ne singe pas le folklore US.

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Outre un hommage aux groupes funk des années 70 et 80 (Cameo, Delegation…), le titre porte une dimension sociologique en exhumant des modes (la redoutable coupe nuque longue aussi branchée alors que la barbe longue aujourd’hui) et des marques (en 1993, les Stan Smith appartenaient à un monde révolu et en porter aurait été considéré comme totalement ringard…) reflétant une époque. Bref, ce « voyage dans le temps » ponctué de zooms avant est une manière de chef-d’œuvre.

Christian Authier

Bonus : une version live de Give Me the Night par George Benson.


 

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