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Tout nouveau tout bon! Le Cénacle. Hôtel La Cour des Consuls, Toulouse

19 Sep Publié par dans Gastronomie | Comments

Et oui je suis toujours là, deux mois d’absence et je n’ai même pas vraiment d’excuses. Oisif ? peut-être, Occupé ? aussi mais je ne vous sortirai pas l’excuse à la noix et trop souvent courante du « j’avais pas le temps » car je l’avais, évidemment…

Non, j’avais la tête ailleurs, dans les moutons de St Ex ou les seins de ma mère.

J’ai chopé des tonnes d’écrevisses et trouvé pour la première fois de ma vie des Amanites des Césars. J’ai taquiné la truite sans lui faire bien peur, faut dire que je l’aime bien la glissante. A l’époque, je lui avais même composé une chanson. Sur un air de Cloclo, ça faisait « je tiens une truite par la queue et ça se voit… », puis j’ai arrêté l’écriture…

Oh Cantal chéri, paradis où le soleil brille toujours bien plus que dans les prévisions d’Evelyne Dehlia. Mais me revoilà !

Et avec moi Thomas Vonderscher maintenant aux manettes du Cénacle, table gastronomique du nouvel Hôtel 5 étoiles Toulousain, la Cour des Consuls.

Si son nom ne vous dit peut-être pas encore grand chose, il était l’un des fidèles lieutenants de Jeremy Morin au Metropolitan et était passé auparavant à La Barbacane (1* à Carcassonne).

Pour l’instant, l’hôtel appartenant au même groupe que l’hôtel de la Cité ( dont justement la Barbacane est le resto) les 2 chefs travaillent de concert et la carte du Carcassonnais se retrouve dans le Toulousain.

Ce système n’a jamais été gage de qualité, le plus grand chef au monde peut écrire toutes les cartes qu’il veut, s’il n’y a pas quelqu’un pour vraiment cuisiner derrière, ça ne donnera pas grand chose. Dans notre cas à nous, il y a quelqu’un, alors espérons qu’il prenne vite son envol pour nous montrer ce qu’il a dans le bide !

Le cénacle

En attendant, ce premier déjeuner s’est déroulé sous les meilleurs auspices.

Un chef de salle, Mathieu, des plus agréable, passé notamment à Monaco (Café de Paris etc…) et à Menton chez Mauro Colagreco. Un environnement cosy, confortable, pas trop mon truc mais parfait pour ce type d’établissement, à table.

Menu à 38€ vin et café compris, ça roule.

Petites mises en bouche sympathoches, plus gourmandes que chichiteuses, elles n’ont pas fait un pli! Englouties !

L’Anguille fumée bien accompagnée de lentilles vertes du Lauragais et coraillées, s’est baladée tranquille sur mon palais. Un petit œuf de caille coulant à souhait, quelques croûtons pour donner aux dents un peu de boulot et à l’oreille ce doux « crrrrrr » que tout gourmand aime tant…

Là dessus, une petite sauce un poil mordante pour venir taquiner le fumé, rien à signaler mon capitaine c’était très bon.

Pour le plat, je n’aurai pas besoin de trop m’étendre sur le sujet, savoir qu’il y a quelqu’un qui sait bosser derrière les fourneaux et la lecture de l’intitulé du plat devrait vous suffire: Cochon noir fermier, joue et échine confite, brochette de saucisse et foie, haricots tarbais cuisinés à la tomate et persil plat, à moi de rajouter: bon gros jus nappant de cochon ! Et Bim !

Le cénacle

Allez, je vous le dit, j’ai même été jusqu’à ciseler les petites pelures de romarin en déco… Dans le jus, c’est trop bon !

Le dessert ne me passionne jamais autant que l’avant, celui-ci était léger et frais, et c’est juste ce que je lui demande la plupart du temps. Mention spéciale pour la crème glacée au muscat… une jolie diablesse!

Et bien c’est une bien belle rentrée que nous font là Thomas Vonderscher et le chef de la Barbacane. Une cuisine généreuse, goûteuse mais aussi capable de plus verser dans l’air du temps, à l’instar de ce King Crab, caviar Baeri d’Iran, fruits rouge verveine et vinaigrette aux crustacés diablement contrasté et parfait d’osmose lorsque tous les ingrédients se mêlent en bouche.

Je vous donne un dernier intitulé de la carte car il m’a presque fait verser une larme, puis je m’en vais c’est promis : Noix de ris de veau rôtie, cèpes fleurs et gnocchis de pomme de terre en persillade, écrevisse et sauce Nantua…

Vous me direz ce que vous en pensez. Pour info, la carte des vins contentera un peu tout le monde puisqu’on y trouve notamment du Chinon de C&P Breton, qu’un Sancerre du Domaine Vacheron, un p’tit Clos des fées, du JB Sénat, les vins d’Elian Da Ros ou du Château Plaisance pour faire local.

Bye bye.

Une Chronique de Rod’n Roll

Le Cènacle. Hôtel La Cours des Consuls. 48 rue des Couteliers . Toulouse . 05 67 16 19 99

Rod’n Roll

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