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09 Fév Publié par dans Musique | Commentaires

À Toulouse, le cycle Présences Vocales poursuit sa programmation avec un diptyque au Théâtre Garonne autour du « Pierrot lunaire » d’Arnold Schönberg, interprété par la soprano Marion Tassou et l’ensemble L’Instant Donné.

M. Tassou

En résidence au Théâtre Garonne, l’ensemble L’Instant Donné associe le « Pierrot lunaire » composé en 1912 par Arnold Schönberg à celui qu’orchestra Johannes Schöllhorn, d’après l’œuvre de Max Kowalski. Ce diptyque sera interprété à Toulouse par la soprano Marion Tassou (photo). Commandée à Schönberg par une diseuse de cabaret, « Pierrot Lunaire » est une œuvre fondatrice de la modernité musicale pour son utilisation du «sprechgesang» : ce nouveau mode d’expression vocale est une forme de déclamation située à mi-chemin entre la parole et le chant. Le compositeur viennois livre là une partition d’une large diversité d’expression, d’un genre atypique fusionnant le cabaret, le mélodrame et la musique de chambre — Pierre Boulez en parlant comme une «sorte de cabaret noir».

Ami de Schönberg, Kowalski compose son « Pierrot Lunaire » un an plus tard, dans une tonalité plus légère, pour piano et voix. Les deux œuvres puisent dans le recueil de poèmes de l’auteur symboliste belge Albert Giraud, genre d’ode à la Lune où la succession des vers apparaît comme un kaléidoscope des états d’âmes de l’artiste. Né en 1962, le compositeur allemand Johannes Schöllhorn orchestre la partition de Kowalski en 1992, pour une formation identique à celle prévue par Arnold Schönberg pour sa partition. Le personnage de Pierrot en ressort alors plus piquant et un brin cocasse.

Jérôme Gac

« Pierrot lunaire », mardi 18 février, 20h00, au Théâtre Garonne, 1, avenue du Château d’Eau, Toulouse. Tél. 05 62 48 54 77.

M. Tassou © David Ignaszewski

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