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MOZART, MOZART, par deux de ses plus grands serviteurs Maria João Pires et Augustin Dumay

15 Juin Publié par dans Musique classique | Commentaires

Dans le cadre du cycle Grands Interprètes, les deux artistes sont réunis, non pour leurs habituelles collaborations dans des Sonates pour violon et piano, mais pour un programme entièrement consacré à leur compositeur fétiche, Wolfgang Amadeus Mozart, avec l’aide de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.

 Symphonie n°29, en la majeur         

Concerto pour violon n°5, en la majeur

Concerto pour piano n°9, em mi bémol majeur, « Jeunehomme »

Retracer ici la carrière de ces deux immenses artistes ne se justifie guère.

Maria João Pires

Maria João Pires , la grande interprète lisboète, est classée parmi les spécialistes de Bach et de Mozart, consacrant sa vie de pianiste à polir son art pour jouer les œuvres au plus proche de leur vérité débarrassée de toute emphase ou scories. Travail inlassable de l’interprète, seule face à son clavier, afin de dominer le mieux possible la partition pour finir par se présenter comme nue devant le public. Le beau son pour du beau son, ce n’est pas sa tasse de thé, d’où le magnétisme que l’artiste dégage devant son instrument dans son combat, mains nues, de petites mains qui la rendent encore plus émouvante, comme démunie. Ne dit-elle pas, quand elle est face à son piano et son public : « l’interprète est nu, sans aucune défense. »

Augustin Dumay

Si l’on aborde le cas, Augustin Dumay, mieux vaut louer la modestie de ce violoniste français, son côté pas médiatique pour un sou, semblant donner l’impression d’incarner, serein et entier, le dernier rempart artistique, et partageons avec lui sa maxime : « Le son d’un musicien est son rêve intérieur. » Mais encore : « Lorsqu’on joue Bach, on parle à Dieu. Lorsqu’on jous Schubert, on parle à l’intimité de chacun d’entre nous. Lorsqu’on joue Beethoven, on a le sentiment de parler à l’humanité. Quand on joue Mozart, on dit la vaste fable de la société. » Il tient la partie soliste dans le concerto pour violon n° 5 tout en dirigeant l’orchestre, le plus ancien orchestre de chambre de Belgique (1958), le seul frappé du sceau royal. Il le dirige dans la symphonie n° 29, et accompagne la pianiste dans le concerto « Jeunehomme ».

Michel Grialou 

Vendredi 22 juin, 20h à la Halle / Réservation

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