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Guillaume Tell, un des opéras les plus aboutis et passionnants de Gioacchino Rossini

20 Juin Publié par dans Cinéma, Opéra | Comments

Au CGR BLAGNAC, le dimanche 5 juillet à 20h15, c’est parti pour les 4h, en DIRECT, du dernier opéra écrit par Rossini, à tout juste trente-six ans. Il y aura deux entractes pour les quatre actes de ce que l’on peut considérer comme un “grand“ opéra, mode du moment pour les créations lyriques et mode à laquelle se plie le compositeur, une fois, puisqu’ensuite il pose la plume, définitivement ! pour de nouvelles pages d’opéras. Il va fêter ses 37 ans après avoir livré à la création, 37 opéras. 

Guillaume Tell constitue sa première grande œuvre dramatique présentée directement à l’Opéra de Paris, donc, une composition pour le public parisien. Ce sera le 3 août 1829, à l’opéra national de la rue Le Pelletier.

Gioacchino Rossini

Sous la direction d’Antonio Pappano, ce seront, à l’œuvre, le Chœur et l’Orchestre du Royal Opéra House de Londres, pour une retransmission en DIRECT de Covent Garden. Le Royal Opera House n’a pas monté Guillaume Tell depuis 1990, c’est donc un véritable évènement qui clôture cette saison 2014-2015 !

Pour faire vivre sur scène, ce long opéra, il faut un metteur en scène d’envergure. La tâche est confiée à Damiano Michieletto et son équipe

GUILLAUME TELL : Gerald Finley – c’est pour baryton

ARNOLD MELCHTAL : John Osborn – c’est pour ténor, et il faut un “sacré“ ténor

MATHILDE : Malin Byström – c’est pour une somptueuse soprano dramatique

HEDWIGE : Enkelejda Shkosa – soprano, épouse de Guillame Tell

JEMMY : Sofia Fomina l’enfant du couple

GESLER : Nicolas Courjal – jeune magnifique voix de basse, l’homme à abattre !!!

Antonio Pappano © ROH  Canetty Clake

Cette dernière projection nous amènera sur les hauteurs des montagnes suisses : les paysages majestueux font écho à la noblesse et au courage des héros dans une fresque épique sublime. Finalement, cet opéra tiré du drame de Schiller, relate les événements légendaires qui conduisirent à la fondation de la Confédération suisse. Les trois cantons d’Uri, Schwyz et Unterwalden sont tout soumis, sous la botte autrichienne.

« Le premier et le troisième acte de Guillaume Tell  ont été composés par Rossini. Dieu a écrit le second. » Gaetano Donizetti

Argument en raccourci : Le tout dernier opéra de Rossini raconte l’histoire du valeureux Guillaume Tell qui, avec une résolution farouche, unit les suisses, doué de l’esprit fier et libre des montagnards, réussissant à secouer l’apathie de son peuple et à éveiller sa colère contre l’occupation autrichienne, amorçant ainsi la prise de conscience nationale. Quand il aide un prisonnier à échapper aux autrichiens, l’arbalétrier est remarqué par le gouverneur Gessler qui le force, suprême vengeance, à tirer une flèche dans une pomme posée sur la tête de son fils. Epreuve réussie mais, alors qu’il est arrêté, Gessler ayant remarqué une autre flèche qui lui était sûrement destinée, ses camarades insurgés, menés par le jeune Arnold et son amante autrichienne Mathilde, luttent pour la libération de la Suisse. Guillaume Tell, fait prisonnier, parvient finalement à s’enfuir et les rejoint pour une dernière bataille victorieuse.

Damiano Michieletto

Quatre actes pour : « Cette immense fresque symphonique et vocale où Rossini accorde au chœur un rôle de protagoniste ; un grandiose panorama d’où émergent, avec un relief impressionnant, les trois héros, Guillaume, Arnold et Mathilde… » Giuseppe Pugliese, critique d’alors.

ACTE I – Devant la maison de Guillaume Tell, au bord du lac des Quatre-Cantons, on s’apprête à célébrer trois mariages. Guillaume, à l’écart, fait part à Arnold, le fils du sage Melchthal, de sa colère contre l’occupation et la tyrannie des autrichiens.

Cependant, Arnold, malgré son patriotisme, est amoureux de Mathilde, la princesse de Habsbourg, dont il a sauvé la vie. C’est alors que retentissent des sonneries menaçantes et que survient le berger Leuthold, pourchassé par les hommes de Gessler. Guillaume le conduit en barque de l’autre côté du lac pour le mettre à l’abri. En représailles, Melchthal est pris en otage.

ACTE II – Mathilde et Arnold se retrouvent sur les hauteurs du Grütli pour s’avouer leur amour réciproque. Arnold est sur le point de se ranger du côté des autrichiens par amour pour Mathilde, quand Guillaume lui apprend la mort de son père, tué par les hommes de Gessler. Arnold rejoint alors Guillaume dans sa lutte pour l’indépendance de la Suisse.

ACTE III -Arnold annonce à Mathilde que leur amour est impossible à cause de l’assassinat de son père. Alors que la fête pour le centenaire de l’occupation autrichienne se prépare, les amants se disent adieu.

Au cours des célébrations, Gessler reconnaît Guillaume Tell et son fils Jemmy dans la foule quand ceux-ci refusent de rendre hommage au chapeau qu’il a posé sur un poteau. Il le fait arrêter, malgré les hésitations de ses soldats. Il le force à transpercer d’une flèche une pomme posée sur la tête de son fils. Au moment de récupérer son arc, Guillaume cache une deuxième flèche. Il tire sur la pomme et réussit son coup. Gessler remarque la deuxième flèche avant que Guillaume ait le temps de le tuer. Il est emporté pour être exécuté tandis que Mathilde réussit à sauver Jemmy.

Nicolas Courjal

ACTE IV- Arnold médite sa vengeance et prépare le combat avec les conjurés pour sauver Guillaume et chasser les autrichiens.

Sur les rives du lac, Mathilde ramène Jemmy à sa mère Hedwige qui pleure la capture de son époux Guillaume. On voit au loin le bateau transportant Gessler et Guillaume traverser le lac dans la tempête. Guillaume, qui a été détaché pour piloter, parvient à abattre Gessler grâce à l’arc et les flèches que Jemmy lui apporte. Arnold et les conjurés arrivent victorieux chantant la libération de la Suisse. Il retrouve Mathilde qui renonce aux « fausses grandeurs » et rejoint la lutte pour la liberté à ses côtés. Ainsi, commence l’histoire de la Suisse.

« J’entends Guillaume Tell pour la trentième fois et je suis de plus en plus convaincu que nous, compositeurs d’aujourd’hui, sommes des pygmées comparés au géant. Je considère Guillaume Tell comme l’égal de La Divine Comédie, une véritable épopée. Je ne comprends pas que quelqu’un qui aime et cultive la musique, ne se prosterne pas devant cette sublime et divine création, devant ce miracle de l’art. » Vincenzo Bellini.

Michel Grialou

Opéra en direct du Royal Opéra House de Londres 

Cinéma Méga CGR de Blagnac – dimanche 05 juillet 2015 à 15h45

Réservation

 

 

 

 

 

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