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Tragi-comique…

10 Mai Publié par dans Cinéma | Commentaires

« Le talent de mes amis », un film d’Alex Lutz 

« Le talent de mes amis », un film d’Alex Lutz Que le premier long d’Alex Lutz soit un film de potes, c’est l’évidence. Et pourquoi pas ? D’autant qu’il ne serait pas le seul dans l’histoire du 7ème  art. Bon, ne tournons pas autour du pot cent sept ans, les deux héros du film ne sont rien d’autres que les inénarrables Catherine et Lilianne qui font les délices quotidiens du Petit Journal de Canal +.  Cela dit, ne comptez pas forcément sur ce film pour les retrouver car le discours ici d’Alex Lutz tient plutôt de la tragi-comédie. Où il est question de deux indéfectibles amis : Alexandre (Alex Lutz himself) et Jeff (Bruno Sanches), ensembles depuis le temps de leurs couches culottes et travaillant dans la même compagnie d’assurance. Ils sont mariés et vivent, en apparence, une existence paisible et plutôt rigolote, même si dans le couple d’Alexandre, une maternité problématique obscurcit le tableau. Voilà que dans la compagnie en question, un coach est engagé pour booster un peu les équipes. Arrive donc un bellâtre, Thibaut (Tom Dingler), chargé de faire accomplir leurs rêves à la joyeuse bande de gratte papier. Surprise, Thibaut est un ami d’enfance d’Alexandre. Ce dernier est séduit par ce beau parleur et suit des cours de perfectionnement dans la chansonnette, le rêve de sa vie. Il en finit par oublier tous ceux qui l’entourent. Y compris ce pauvre Jeff qui, non seulement largué par son meilleur ami, est renvoyé de la compagnie pour avoir crevé l’œil de la patronne avec une fléchette. Tout tourne vinaigre dans ce petit monde, d’autant que le beau gosse, en fait véritable gigolo au service d’une riche héritière allemande,  est fichu à la porte d’un nid aussi confortable que douteux. Et voilà nos trois compères sur les chemins de traverse d’une société sans empathie aucune pour les perdants. Même s’il faut reconnaître avoir frissonné de peur lors des dix premières minutes du film, franchement…moyennes, force est de reconnaître par la suite un rétablissement salutaire. Sur les thèmes de l’amitié, de la supercherie des gourous en développement personnel, de la fausse identité des destins inavoués, ces comédiens se montrent épatants.

Robert Pénavayre

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