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Délicieusement kitsch

16 Août Publié par dans Cinéma | Commentaires

« Détective Dee II : La légende du Dragon des Mers », un film de Tsui Hark

Détective Dee II : La légende du Dragon des MersLe réalisateur hongkongais est passé maître en matière de film de cape et d’épée style Empire du Milieu.  Il nous le prouve encore une fois ici avec le second volet des aventures d’un héros, bien réel, le Juge Dee, juge dont les fonctions sont étendues à celle de détective et de  bourreau,  selon la pratique chinoise de la dynastie Tang, au VIIème siècle. Dee arrive  dans la capitale de son pays au moment où, à la suite de la destruction quasi complète de la flotte impériale par un monstre marin, une jeune courtisane va être enfermée dans un temple pendant trois ans, sorte de mini-sacrifice afin de calmer le monstre en question. Mais l’Impératrice Wu, peu encline à ce genre de croyance, décide de lancer sur cette affaire son meilleur inspecteur. Dee va vite  le rejoindre tout en menant une enquête en parallèle. Effectivement, la destruction n’était qu’un leurre. En fait, ce sont les plus hautes sphères du pouvoir qui sont visées au travers d’un thé qui leur est réservé mais… empoisonné. Des costumes somptueux, à l’image des décors, tout cela dans un kitsch parfaitement assumé, des effets spéciaux à couper le souffle, une chorégraphie des combats qui relève de la haute virtuosité, un humour qui ne dit pas son nom mais qui transpire  en permanence,  des scènes d’action virevoltantes, et voilà un cocktail  plus qu’attrayant pour ce Sherlock Holmes aux yeux bridés, aussi flegmatique et efficace que son confrère britannique. Sans oublier une bluette romanesque entre la jeune courtisane et son poète d’amoureux transformé en créature du Lac noir. Quelques scènes, dont le combat à flanc de paroi d’un abîme insondable, tourné « en dur » et non sur fond vert, sont de véritables monuments. La 3D stéréoscopique, y  compris pour les images sous-marines, ajoute au caractère épique de cette aventure légendaire tournée avec des comédiens chinois épatants.

Robert Pénavayre

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