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Autour de la harpe

06 Fév Publié par dans Musique classique | Commentaires

La prochaine série de concerts d’abonnement de l’Orchestre de Chambre de Toulouse nous invite au voyage en compagnie de l’un des plus anciens instruments de musique, la harpe. Les deux œuvres composées pour elle par Claude Debussy et André Caplet seront jouées par la jeune et talentueuse harpiste Emilie Gastaud. En outre, deux compositeurs issus des Amériques, le Mexicain Carlos Chavez et le New-Yorkais John Corigliano sont également inscrits au programme.

La jeune harpiste française Emilie Gastaud - Photo Philippe Du Pont -

La harpe est effectivement un instrument très ancien qu’on trouve déjà sous forme primitive chez les Égyptiens, 2000 ans avant notre ère. C’est elle qui tient la vedette de ce programme dans les mains d’Emilie Gastaud. Très prisée au Moyen-Âge, elle a pourtant eu bien du mal à résister aux luths de la Renaissance et doit son salut d’abord à Hochbrücker, luthier allemand qui en 1697 invente les « pédales » qui permettent de modifier la hauteur des notes, puis à Sébastien Érard qui en 1810 perfectionne le mécanisme et invente la harpe à 7 pédales permettant enfin à l’instrument de jouer toutes les notes ! Dès lors, les compositeurs ne l’abandonneront plus. C’est à travers deux compositeurs français, contemporains et amis, que ce magnifique instrument agrémentera les concerts des 10, 11, 13 et 14 février. Danses sacrées et profanes, de Claude Debussy, et l’Étude symphonique pour harpe et cordes« Le Masque de la mort rouge » (d’après une des célèbres nouvelles fantastiques d’Edgar Allan Poe), d’André Caplet, seront jouées par Emilie Gastaud et les musiciens de l’Orchestre de Chambre de Toulouse dirigé par Gilles Colliard.

Nominée aux Victoires de la Musique Classique 2013 dans la catégorie « révélation soliste instrumental de l’année », co-soliste à l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, dirigé par Myung Whun Chung, et lauréate 2010 de la fondation Cziffra, Emilie Gastaud contribue au rayonnement de l’école française de harpe à travers l’Europe et met son talent au service des plus grands orchestres.

Née à Paris en 1988, Emilie Gastaud s’est formée tout d’abord auprès de Frédérique Cambreling, à laquelle elle doit son amour de la harpe et sa vocation. En 2008, à l’issue de son Premier Prix, mention très bien à l’unanimité au CNSM de Paris avec Isabelle Moretti, Emilie Gastaud obtient une mention d’honneur en finale du concours international Lily Laskine. Son très large répertoire couvre celui de la musique française, son domaine de prédilection, mais aussi celui de nombreux autres pays, et comprend des créations de divers compositeurs, aux esthétiques les plus variées. Les projets 2013 de cette jeune artiste incluent des invitations aux Flâneries Musicales de Reims, à l’Arsenal de Metz, au théâtre Adyar, aux pianos folies du Touquet et des concerts en soliste avec l’Orchestre de Chambre de Toulouse, comme ceux de ce mois de mars.

L’orchestre jouera en outre la symphonie n° 5 de Carlos Chavez,commande de la Fondation musicale Koussevitsky et créée en 1953, et la pièce originale pour orchestre à cordes « Voyage » du compositeur nord-américain d’aujourd’hui John Corigliano, créée le 22 avril 1977.

Serge Chauzy
Une Chronique de Classic Toulouse

Orchestre de Chambre de ToulouseL’Escale de Tournefeuille
lundi 10 et mardi 11 février à 20h30
Réservation

Saint-Pierre des Cuisines
jeudi 13 et vendredi 14 février à 20h30
Réservation

 

 

 

 

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