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Gustav Mahler par Otto Klemperer, un coffret inouï chez ex-EMI qui vaut bien une Brique de Platine

23 Déc Publié par dans CD / DVD, Musique classique

21 € au plus pour ce coffret, soit 3 paquets de “clopes“ ou 4 verres de bordeaux insipide dans un quelconque de ces multiples bars à vins. 21 € pour un ensemble qui, sorti en plusieurs étapes dans les années 60, en disques vinyle, demandait alors un investissement équivalent au quart de la paie d’un “instit“ débutant ! Mais, quelques détails, si peu, pour vous expliquer le coup de cœur et le pourquoi de ces quelques signes. 

Pour les amateurs de Mahler et ceux qui voudraient achever de se convaincre, vous avez là, déjà LA pépite qui vaut à elle seule le prix du coffret, le Das Lied von der Erdele Chant de la Terre – par la mezzo Christa Ludwig et le ténor Fritz Wunderlich, avec dirigeant le New Philharmonia Orchestra, le chef allemand Otto Klemperer, enregistrement de 1964. Un sommet tant pour la mezzo que le ténor que le chef et l’orchestre avec les interventions superlatives des premiers pupitres. Le Der Abschied de près de 30 minutes est un sommet avec peu d’équivalents depuis un demi-siècle.

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Ensuite, pour ne pas laisser seule cette énorme pépite, quelques autres comme   cette Symphonie n°2 “Résurrection“ unique par sa tension dramatique et par l’extraordinaire qualité des interprètes vocaux, la soprano Elizabeth Scharwskopf et la mezzo Hilde Rössl-Majdan, et les chœurs du Philharmonia.

Ceux qui voudraient se plonger à nouveau dans la Neuvième après celle, magistralement interprétée par le Budapest Festival Orchestra sous la direction d’Ivan Fischer à la Halle le 6 décembre, trouveront dans ce coffret une version, encore de référence, avec le New Philharmonic Orchestra de 1967. Klemperer considérait la Neuvième comme la plus grande réussite symphonique de son compositeur. Et son interprétation finira par convaincre les plus réticents.

Il vous reste une Quatrième Symphonie de 1961 avec ses tempos très retenus et cette atmosphère irréelle, magique, comme hors du temps, encore plus hors du temps quand s’élève dans le dernier mouvement la voix de La Scharwskopf. Et une Septième Symphonie, de 1968, dite atypique mais particulièrement fascinante, expressionniste, un Andante amoroso sublime.

Quand on pense que ce fameux chef disait ne pas avoir d’affinités particulières avec le Mahler compositeur mais admirait plutôt, pour l’avoir rencontré tout jeune, le Mahler chef d’orchestre…Il a 26 ans quand Mahler meurt en 1911. Il est exact qu’il n’a pas ou peu dirigé les autres symphonies en concert, ayant porté presqu’exclusivement son choix sur celles faisant l’objet de ce coffret.

Voilà, il ne vous reste pas grand temps pour glisser celui-ci sous le sapin de Noël de décembre 2013 car on n’est pas obligé d’attendre 2014.

Michel Grialou

EMI Classics

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