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La grande lessive

08 Mar Publié par dans Opéra | Commentaires

La nouvelle reprise parisienne de la mise en scène de « Falstaff », de Verdi, signée Dominique Pitoiset est retransmise dans les salles de cinéma UGC, en direct de l’opéra Bastille, sous le direction de Daniel Oren.

Falstaff

« Falstaff » © Christian Leiber / Opéra national de Paris

Avant la nouvelle production de « Aida », montée à l’Opéra de Paris par Olivier Py en octobre prochain, le bicentenaire de la naissance de Giuseppe Verdi est donc l’occasion de revoir une mise en scène de « Falstaff » signée Dominique Pitoiset. Créée 1999 à l’opéra Bastille, puis reprise quatre ans plus tard, cette production est de nouveau à l’affiche de l’Opéra de Paris et sera visible dans les salles de cinéma UGC. Après « Macbeth » (1847) et « Otello » (1887), c’est le troisième opéra de Verdi d’après Shakespeare. Le livret d’Arrigo Boito s’inspire des « Joyeuses commères de Windsor » et nourrit le personnage de Falstaff d’emprunts au « Henry IV » du même auteur. «Il y a quarante ans que je désire écrire un opéra comique», écrivait Verdi en 1890 – alors qu’il avait déjà fait par deux fois ses adieux à la scène. Le compositeur a été inspiré par les frasques de ce vieux seigneur pansu mais ruiné qui entend tromper les femmes, mais ses plans seront mis à mal par le truchement d’un simple panier à linge. L’œuvre a été créée le 9 février 1893 à la Scala de Milan.

Après Jean-Philippe Lafont, c’est Ambrogio Maestri qui est aujourd’hui dirigé par Dominique Pitoiset dans le rôle-titre de cette production de l’opéra de Paris. Le baryton italien a déjà eu l’occasion d’interpréter ce personnage sur les plus grandes scènes. Le jeune baryton polonais Artur Rucinski fait ses débuts à Paris dans le rôle de Ford, tout comme la contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux dans celui de Mrs Quickly – qu’elle défend à la perfectionsur toutes les scènes. Le ténor Paolo Fanale incarne Fenton aux côtés de la soprano russe Elena Tsallagova en Nannetta. La soprano bulgare Svetla Vassileva est Alice, et Meg est chantée par la jeune soprano française Gaëlle Arquez qui fut une merveilleuse « Belle Hélène » en décembre dernier au Théâtre du Capitole. La direction musicale est assurée par Daniel Oren, l’actuel directeur artistique du Théâtre Giuseppe Verdi de Salerne.

Jérôme Gac

« Falstaff », jusqu’au 24 mars, à l’Opéra Bastille, place de la Bastille, Paris.

Mardi 12 mars, 19h15, dans les salles de cinéma UGC.

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