Close

Sokhiev, l’ONCT et Mozart

10 Jan Publié par dans Musique classique | Commentaires

Après un concert de Nouvel An tout à fait surprenant et au demeurant enthousiasmant, Tugan Sokhiev a décidé de surprendre encore et nous offre une soirée tout Mozart. Dans le programme franco-russe du 1er janvier, tous les pupitres ont fait la démonstration de leur niveau de qualité. Ils sont donc attendus de pied ferme dans trois œuvres du  compositeur né à Salzbourg, l’« unique ».

Le concert débute avec l’Ouverture de L’Enlèvement au Sérail, opéra qu’Amadeus qualifiera lui-même de comique, une turquerie remplie de charmes, qui dés les premières notes se signale par le contraste insistant entre le piano du tutti orchestral traditionnel et le forte de la musique turque. Une ouverture joyeuse et pétillante de gaieté qui se termine dans un rythme effréné.

Va suivre un des plus beaux concertos pour piano, le n° 23, en la majeur, composé en même temps que Les Noces de Figaro, et le n°22. Il se déroule en trois mouvements avec pour accompagnement un petit effectif. Au clavier, il faut une “ pointure “ amoureux de la musique pour piano de Mozart. C’est Till Fellner, autrichien de Vienne, Premier Prix du prestigieux Concours Clara Haskil en 1993, unique élève à ce jour d’Alfred Brendel, un musicien aussi insensible aux effets de mode qu’il peut être concentré sur sa musique. On le sait d’une intégrité absolue, d’une perfection sans faille. De Mozart, il vous dirait : « J’ai toujours joué beaucoup de Mozart, il fait partie de mes compositeurs de prédilection. », et encore : « Je n’essaie pas non plus de trouver absolument une manière personnelle d’aborder sa musique, je la travaille, je l’écoute, je tente simplement de la comprendre. Comprendre cette musique prend déjà beaucoup de temps ».

La Symphonie n°41 dite « Jupiter » termine ce programme. C’est la dernière de Wolfgang. Un triomphe de près de quarante minutes (lorsque toutes les reprises sont faites), un monument de l’écriture symphonique en quatre mouvements, un véritable “tube“ de la musique classique, universel, que nous ne présenterons donc pas davantage.

Michel Grialou

Photo : Mat Hennek

Partager : Facebook Twitter Email

 


Michel Grialou Plus d'articles de