Les cinémas Pathé renouvellent leur Week-end cannois en fin de festival. 13 films très attendus, principalement français, seront projetés en avant-première au cinéma Wilson, à Toulouse, du 22 au 24 mai.
Vous souhaitez vivre un petit peu de la folie cannoise sans filer vers la Croisette ? Alors rendez-vous au Pathé Wilson le week-end prochain pour une série de projections uniques et très excitantes. Issus de la Compétition et d’autres sélections officielles, 13 long-métrages permettront d’en savoir plus sur l’état de la planète cinéma.
Vendredi 22 mai

Adèle Exarchopoulos dans « Garance ». Photo Trésor Films/Chi-Fou-MI
Trois films français seront proposés. « Si tu penses bien », de Géraldine Nakache, avec Niels Schneider et Mona Chokri, raconte comment un coup de foudre à Dubaï déraille quand l’époux étouffe sa femme de sa religion (sortie le 16 septembre). Adèle Exarchopoulos incarne Garance dans le film éponyme de Jeanne Herry consacré à la dérive d’une jeune actrice alcoolique (sortie le 23 septembre). « Jim Queen » s’annonce comme une des sensations du Festival de Cannes 2026. Marco Nguyen et Nicolas Athane imaginent, sous forme de film d’animation, un Paris où les homosexuels sont touchés par une curieuse épidémie : ils deviennent hétérosexuels (sortie le 17 juin). Egalement projeté vendredi, « Fatherland », du Polonais Pawel Pawlikowski, avec Sandra Hüller, évoque l’histoire vraie de Thomas Mann renouant avec son pays, l’Allemagne, en 1949, en compagnie de sa fille (sortie non datée).
Samedi 23 mai

Swann Arlaud dans « Mon salut ». Photo Condor Distribution
Encore trois films français et un étranger à découvrir. « Notre salut », d’Emmanuel Marre, avec Swann Arlaud, nous plonge dans le Régime de Vichy, en 1940, aux côtés d’un homme qui veut faire sa place dans l’administration collaborationniste (sortie le 30 septembre). Les « Quelques mots d’amour » de Rudi Rosenberg sont ceux qu’Hafsia Herzi aimerait dire, dans les années 1990, à un père qu’elle n’a jamais connu (sortie le 28 octobre). « L’inconnue », d’Arthur Harari, réunit Léa Seydoux et Niels Schneider (et de deux pour l’acteur à Cannes !). Le second, à l’issue d’une fête, se retrouve dans le corps de la première. Dingue, non ? (sortie le 26 août). L’étranger du jour est le Danois Nicolas Winding Refn, en perdition, côté cinéma, depuis un bon bout de temps. Avec « Her private hell », il nous invite dans une métropole futuriste mortifère (date de sortie inconnue).
Dimanche 24 mai

« Histoires de la nuit », d’après un roman de Laurent Mauvignier. Photo Le Pacte
Beau final avec pas moins de 5 longs-métrages. La France est à nouveau aux avant-postes avec 3 films. « Mémoire de fille », de Judith Godrèche, est l’adaptation du fameux livre d’Annie Ernaux dans lequel elle détaille le choc vécu, en 1958, lors de ses premiers rapports sexuels (sortie le 30 septembre). « Histoires de la nuit », de Léa Mysius, avec Hafsia Herzi (et de deux sur la Croisette pour l’actrice !) est également issu d’un livre à succès, signé de l’ancien toulousain Laurent Mauvignier. A la campagne un couple et leur fille sont pris en otage par trois malfrats (sortie le 16 septembre). « La vie d’une femme », de Charlène Bourgeois Tacquet, permet à Léa Drucker de renouer avec le Festival de Cannes un an après la présentation réussie de « Dossier 137 » (qui lui a valu ensuite un César). Après une policière, elle se met cette fois-ci dans la peau d’une chirurgienne et cheffe de service qui voit sa vie et ses choix de carrière remis en cause (sortie le 9 septembre). « Soudain », de Ryüsuke Hamaguchi, est un peu français puisque Virginie Efira en est la vedette aux côtés de comédiens japonais. Cette histoire d’amitié entre la directrice d’une maison de retraite et une metteuse en scène malade est aussi la plus longue du Festival 2026 : elle dure 3h15 (sortie le 12 août). Enfin, « The man I love », d’Ira Sachs, avec Remi Malek, bouclera ce grand week-end cinephile. L’occasion de s’immerger dans le New York homosexuel des années 1980 (date de sortie inconnue).

