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Double début avec l’Orchestre National du Capitole

25 Mar Publié par dans Musique classique | Commentaires

Deux jeunes artistes se produisent à Toulouse pour la première fois, invités dans le cadre de la saison symphonique. Le jeune chef d’orchestre américain Joshua Weilerstein, né en 1987 à Rochester (état de New York), Premier Prix et Prix du Public du Concours international de jeunes chefs d’orchestre Nicolaï Malko en 2009, a fait ses débuts à New York en octobre 2013.

Il dirigera à Toulouse une œuvre du compositeur britannique Thomas Adès et la Symphonie n° 3 « Ecossaise » de Mendelssohn. La violoniste lettone Baiba Skride, née en 1981 à Riga, sera à Toulouse la soliste du concerto de Jean Sibelius. Elle remporta en 2001 le prestigieux Concours Reine-Élisabeth de Belgique.

Joshua Weilerstein, l’un des deux chefs assistants à l’Orchestre Philharmonique de New York, a suscité l’attention du monde entier lorsqu’il a décroché les deux prix lors de l’édition 2009 du Concours international Nicolaï Malko. Il a depuis dirigé nombre des principaux orchestres de Scandinavie, a noué des liens étroits avec l’Orchestre Symphonique National Danois, l’Orchestre Philharmonique d’Oslo, l’Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise, l’Orchestre Philharmonique Royal de Stockholm et l’Orchestre de Chambre de Suède.

Il a fait des débuts couronnés de succès à la tête de l’Orchestre Radio-Symphonique de Francfort, de la Deutsche Radio Philharmonie, de l’Orchestre du Teatro San Carlo et du BBC Symphonic Orchestra. En 2014/2015 et 2015/2016, Joshua Weilerstein est invité à diriger le Mahler Chamber Orchestra, le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, de Radio France, l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’Orchestre National de Lyon et l’Orchestre National de Belgique.

Le chef américain Joshua Weilerstein

Le chef américain Joshua Weilerstein

La violoniste lettone Baiba Skride

La violoniste lettone Baiba Skride

Quant à la violoniste lettone Baiba Skride, elle se produit aux côtés de grands orchestres tels les orchestres philharmoniques de Berlin et de Londres, l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, l’Orchestre de la Tonhalle de Zürich, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Symphonique de Sydney ou encore les orchestres américains de Philadelphie, Los Angeles et Cleveland, sous la direction de Thierry Fischer, Paavo et Neeme Järvi, Andris Nelsons, Vasily Petrenko, John Storgårds et Mario Venzago.

Récemment, elle a fait des débuts très remarqués avec l’Orchestre Symphonique de Boston et Andris Nelsons puis a joué aux côtés des orchestres symphoniques d’Atlanta, de Baltimore et du Naples Philharmonic en Floride. Elle sera donc à Toulouse la soliste du Concerto pour violon et orchestre en ré mineur composé entre 1903 et 1905 par Jean Sibelius alors qu’il a quitté l’agitation d’Helsinki pour s’installer à Järvenpää, une contrée forestière isolée au nord de la capitale.

La genèse de l’œuvre bénéficie de ce cadre calme dont les vastes paysages durent influencer le compositeur qui déploie là un souffle grandiose. Le Concerto en ré mineur expose largement le soliste dont les parties associent la bravoure instrumentale à une expressivité sobre non démonstrative.

Par ailleurs, Joshua Weilerstein dirigera tout d’abord Three Studies from Couperin (Trois Études d’après Couperin) pour orchestre, du compositeur britannique d’aujourd’hui Thomas Adès, une pièce en trois parties : I. Les Amusemens, II. Les Tours de passe-passe, III. L’Âme-en-peine. La Symphonie n°3 en la mineur « Écossaise », op. 56, de Felix Mendelssohn, occupera la seconde partie du concert. Cette symphonie est indissociable de l’Écosse de Walter Scott et de Marie Stuart. Le compositeur en brosse les premières esquisses lors d’un voyage d’agrément en 1829.

Néanmoins, elle ne sera achevée qu’en 1842, plus de dix ans après. Malgré cette genèse étalée dans le temps, elle témoigne de la quête d’illustration musicale des impressions poétiques et visuelles ramenées du voyage en Écosse. La référence aux danses populaires écossaises, le sens des contrastes, contribuent à donner à l’œuvre son atmosphère romanesque.

Serge Chauzy
Une Chronique de Classic Toulouse

OCT_mars15Orchestre National du Capitole
samedi 28 mars à 20h00 – Halle aux Grains

 

 

 

 

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