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Un tourbillon des sentiments sous la conduite de deux stars de la voix

05 Juin Publié par dans Musique classique | 2 Commentaires

Le contre-ténor Philippe Jaroussky, la contralto Marie-Nicole Lemieux et l’ensemble Artaserse nous emportent dans les délices de la musique italienne du Seicento et de la première moitié du Settecento. Le concert a lieu dans le cadre de Grands Interprètes, à La Halle, lundi 11 juin.

Vous avez dit : « baroquissimo » ?

Un peu d’histoire pour mieux s’imprégner. En musique, l’âge baroque est l’époque de création et de vie musicales qui s’étend en Europe Occidentale, du début du XVIIè jusqu’au milieu du XVIIIè siècle, en “gros“ de 1600 à 1750. La musique baroque fait donc suite à celle de la Renaissance, et précède la musique classique. Son berceau, et aussi son lieu de plein épanouissement, c’est l’Italie. Les foyers seront multiples, Florence, Mantoue, Venise, Rome, et enfin, Naples, alors la plus peuplée, pourvoyeuse en castrats. Mais, à des degrés plus divers, et avec naturellement, des particularités nationales, elle prend également possession de l’Autriche, de l’Allemagne, de l’Angleterre et de la France, et à un degré moindre de l’Espagne.

La fin du XVIè et le commencement du XVIIè sont caractérisés, en musique, par un des plus profonds bouleversements de langage, de technique et de style de tous les temps. Plus précisément encore, c’est l’année 1594. Palestrina meurt à Rome, Roland de Lassus à Munich, et à la fin de cette année cruciale, Jacopo Peri, chanteur florentin au service du comte Corsi, compose le premier “opéra“au sens moderne du mot, Daphné. On lui doit la création de la monodie ou chant solo accompagné,  pilier du nouveau stile rappresentativo (style dramatique) : rythme et phrasé suivent librement (pauses et et intervalles émotionnels) les inflexions des passions (affetti). Palestrina et de Lassus représentent la dernière incomparable floraison de la polyphonie de la Renaissance, essentiellement vocale ; au final, une musique très savante, avec un texte, très généralement en latin, peu compréhensible, même pour ceux susceptibles de le comprendre. Les œuvres profanes, composées sur une langue “moderne“, italien ou français, restaient avant tout des œuvres de musique pure, au caractère savant engendrant une sorte de froideur qui les rendaient inaccessibles aux auditeurs  non spécialement initiés à leurs arcanes.

Or, le siècle de la Renaissance va coïncider avec une formidable libération politique, sociale et spirituelle de ce que nous pourrions appeler aujourd’hui « les classes moyennes ». Cette libération amène aux arts et à la musique en particulier, un immense public nouveau, peu préparé à se délecter avec des œuvres trop savantes des grands maîtres du temps. D’autre part, cette libération a fait une place de plus en plus grande à l’épanouissement de l’individu, de sentiments personnels qui prenaient victorieusement la place des sentiments collectifs issus de la profonde religiosité du Moyen-Age. L’homme de la Renaissance est d’esprit critique, et avide de connaissances. D’autre part, il éprouve le besoin d’exprimer librement ses sentiments intimes les plus violents, et tout naturellement de les voir exprimés dans l’art. La peinture et la sculpture répondent admirablement à ce besoin : un Michel-Ange, un Titien, un Véronèse, … sont de grands artistes individuels, dont le but véritable d’expression est surtout humain. S’ils sculptent, peignent des vierges, des saints, des scènes de l’Ancien et du Nouveau testament, c’est pour obéir aux conventions religieuses qui régentent encore celles de leur époque, ces conventions que personne plus, dans le monde “évolué“ ne respecte. Mais, derrière ces personnages de la tradition religieuse se cachent, le plus souvent, les êtres humains, hommes et surtout femmes, dans l’intimité très terrestre desquels les artistes vivent, et dont seule la réalité terrestre les intéresse. De cet art perpétuellement bouillonnant, le dynamisme en est le trait fondamental.

L’âge baroque, en musique, sera le déferlement avec un siècle de retard, de l’âme individuelle noyant l’âme collective, et d’un besoin exacerbé d’expression étranglant la majesté savante et ordonnée des architectures de la polyphonie. Le coup d’éclat viendra des Florentins groupés autour d’un certain comte Bardi, et de son point culminant avec, dès 1607, mais à Mantoue, la composition de l’Orfeo de Claudio Monteverdi. Alors, le « baroque », le « bizarre » – au sens d’original, de peu commun, d’irrégulier, et donc, d’individuel, s’appuyant là sur le mot d’origine en portugais, barocco, servant à qualifier une perle irrégulière – le mot donc va remplacer, de façon évidente et éclatante, le « général », l’ « ordinaire », le « courant », le « collectif ».

Spada Leonello

La naissance du baroque coïncide donc avec la naissance de l’opéra, création majeure de cette nouvelle ère. Au commencement, il découle du mécénat princier à Florence. Le sens du faste, la magnificence des décors peints et des costumes l’emporte souvent sur l’efficacité scénique et la continuité musicale. Cette spécialisation aristocratique plus divertissante que didactique de la musique par les Florentins sera détrônée par le fait d’un génie, Monteverdi, qui, dans le cadre d’une autre cour princière, celle des ducs mantouans, lui restitue sa force persuasive à l’égal de la poésie. L’Orfeo va célébrer cet harmonieux mariage d’amour entre parole, chant et danse, même si, très vite, la musique et surtout la voix, va régner en maîtresse absolue sur le drame. La musique va cesser de se vouloir la mise en ordre des sons cherchant à créer avec leurs harmonies une image de “l’harmonie des sphères“ : elle commence à détruire le parfait déroulement de la polyphonie heureuse, désagrège le tissu sonore pour peindre joie et souffrance et se plier aux mots qui les suggèrent. Elle se fait l’interprète de la succession d’émois discontinus, fragmentés, contradictoires. « Prima la musica, poi la parole » pour reprendre le titre d’une œuvre de Salieri.

Mais l’opéra, ce dramma en musica,  ne sera pas le seul genre à avoir imprimé son sceau à la musique baroque. L’oratorio et la cantate, dans le domaine de la musique vocale, la sonate et le concerto dans celui de la musique instrumentale, sans oublier en Allemagne, la « suite » et le « lied », tous naissent et se développent à la faveur de cette extraordinaire explosion, tendant, et il faut insister, à une expression de plus en plus accusée des sentiments et des passions de l’individu par la voix de la musique.

Encore un trait de caractère du baroque musical qui vous emporte, ou peut vous rejeter ! c’est l’ornementation, aussi bien les ornements musicaux que le goût pour les décors somptueux en trompe-l’œil, le goût pour le tremblé, la vibration…De l’ornementation, le baroque en est ivre et en grise les sens : courbes, volutes, drapés, spirales, ovales prennent des formes dans une espèce de tourbillon. L’exemple extrême en est la transformation de l’architecture qui devient musique des pierres. L’ornement musical, lui, se nomme accident ou agrément. Et dans l’art vocal baroque, le chanteur n’aura de cesse que de s’occuper des incidents de parcours, coller à chacun d’eux, les colorer, insister sur les dissonances, souligner les ruptures, les chutes, les élans…

 

Philippe Jaroussky

Philippe Jaroussky

Âgé d’un peu plus de trente ans, le contre-ténor Philippe Jaroussky a déjà conquis une place prééminente dans le paysage musical international, comme l’ont confirmé les Victoires de la Musique (Révélation Artiste lyrique en 2004 puis Artiste Lyrique de l’Année en 2007 et 2010) et, récemment, les prestigieux Echo Klassik Awards en Allemagne, lors de la cérémonie 2008 à Munich (Chanteur de l’Année) puis celle 2009 à Dresde (avec L’Arpeggiata).

Avec une maîtrise technique qui lui permet les nuances les plus audacieuses et les pyrotechnies les plus périlleuses, Philippe Jaroussky a investi un répertoire extrêmement large dans le domaine baroque, des raffinements du Seicento italien avec des compositeurs tels que Monteverdi, Sances ou Rossi jusqu’à la virtuosité étourdissante des Händel ou autres Vivaldi, ce dernier étant sans doute le compositeur qu’il a le plus fréquemment servi ces dernières années. Il a très récemment abordé la période préclassique, avec l’œuvre de  Johann Christian Bach en compagnie du Cercle de l’Harmonie. Philippe Jaroussky a aussi exploré les mélodies françaises, accompagné par le pianiste Jérôme Ducros, dans les plus grandes salles d’Europe et lors d’une vaste tournée au Japon. Le domaine contemporain prend une place croissante, avec la création d’un cycle de mélodies composées par Marc André Dalbavie sur des sonnets de Louise Labbé, avec l’Orchestre National de Lyon dirigé par Thierry Fischer (reprise en 2010 avec l’Orchestre de Paris sous la direction de Christoph Eschenbach). En 2012, il créera le rôle-titre de Caravaggio, opéra de Suzanne Giraud sur un livret de Dominique Fernandez, dans plusieurs prestigieuses maisons européennes.

Philippe Jaroussky a été sollicité par les meilleures formations baroques actuelles. Aucune ne semble manquer à l’appel même si de nouvelles collaborations sont à venir très prochainement encore, avec le Freiburger Barockorchester, Appolo’s Fire, Anima Eterna ou encore le Venice Baroque Orchestra.En à peine dix ans de carrière, il a été acclamé dans les festivals et salles les plus prestigieuses aussi bien en France qu’à l’étranger. Dans son type de répertoire, il est devenu incontournable.

 En 2002, il a fondé l’Ensemble Artaserse, qui se produit partout en Europe.

Il est déjà détenteur d’une discographie impressionnante.

Juin 2011, Philippe Jaroussky fait ses débuts scéniques aux Etats Unis. Il y tient le rôle-titre de l’opéra Niobe d’Agostino Steffani à Boston et Great Barrington. Il est retourné ensuite aux Etats Unis pour une tournée de concerts dans des festivals et séries prestigieuses (Los Angeles, Berkeley, Duke University, Boston, Ann Arbor…)

2012, Philippe Jaroussky est aux côtés de Cecilia Bartoli au Festival de Salzbourg pour la production du Giulio Cesare en mai et août. La première qui a eu lieu il y a quelques jours, est sur le plan vocal un véritable événement. Dans le rôle de Sestus, P. Jaroussky est époustouflant.

 En janvier 2013, Philippe Jaroussky sera en repos sabbatique pendant neuf mois. Il sera de retour sur la scène internationale en septembre 2013 aux côtés du Venice Baroque Orchestra et Andrea Marcon.

Philippe Jaroussky est le parrain de l’Association IRIS qui représente les patients atteints de déficits immunitaires primaires.

Programme

Francesco Cavalli

sinfonia dalla opera L’Orione 

 Claudio Sartorio

Duetto « Cara e amabile beltà » dalla opera Orfeo

 Francesco Cavalli

Scena Linfea -Sattirino dalla opera La Calisto

Francesco Cavalli

Lamento d’ Ecuba dalla opera La Didone

Pandolfi

Sonata per violino « La monella romanesca »

Francesco Cavalli

Lamento d’Idraspe « Uscitemi dal cor lagrime amare » dalla opera Erismena

Francesca Caccini

Canzonetta « Che desia di saper che cosa è amore »

 Claudio Monteverdi

Scena valetto-damigella dalla opera L’Incoronazione di Poppea

——-

Giacomo Carissimi

Duetto da camera » Vaghi Rai »

Barbara Strozzi

Lamento « sul rodano severo »

Francesco Cavalli

« vanne intrepido mio bene » dalla opera Statira

Marco Uccellini

Battaglia

Giacomo Carissimi

Duetto da camera « rimanti in pace »

 Giovanni Legrenzi

sonata a tre  » la spilimberga »

Benedetto Ferrari

« Amanti , io vi so dire » sopra la ciaccona

Claudio Monteverdi

Lamento di Penelope dalla opera Il Ritorno d’Ulisse in patria

Giovanni Felice Sances

Cantata à due sopra la ciaccona « Lagrimosa beltà »

Marie-Nicole Lemieux

Marie-Nicole Lemieux

Marie-Nicole Lemieux, la québéquoise à la si belle voix grave qui sait se faire tour à tour caressante ou flamboyante de virtuosité, agile et souple, ronde et chaleureuse comme le personnage d’ailleurs, d’une ardeur et d’une vitalité communicatives.

Originaire du Québec, Marie-Nicole Lemieux a fait ses études à Chicoutimi puis au Conservatoire de musique de Montréal où elle se perfectionne auprès de Marie Daveluy.

En 2000 elle remporte le Prix de la Reine Fabiola et le Prix du Lied au Concours Reine-Elisabeth de Belgique. Ce prix prestigieux lui permet de se faire connaître et de commencer une carrière internationale des deux côtés de l’Atlantique tant au concert que sur scène.  Elle chante ainsi les Wesendonck Lieder avec le Deutsche Kammerorchester Berlin, Le Messie de Haendel et la 9ème Symphonie de Beethoven avec le Toronto Symphony Orchestra et aussi avec l’Orchestre Symphonique de Montréal qu’elle accompagne aussi dans les Sea pictures d’Elgar ou la Deuxième symphonie de Mahler.

Son répertoire prend très rapidement de l’ampleur. On la retrouve dans des prestations allant de Berlioz à Koechlin en passant par Bach, Beethoven, Mahler, Haydn…

Sur scène, Marie-Nicole Lemieux a chanté Cornelia dans Giulio Cesare à l’Opéra de Toronto (Die Zauberflöte (Troisième Dame) et Alcina (Bradamante) à l’Opéra de Montréal et Flosshilde dans Le Crépuscule des Dieux au Théâtre du Capitole de Toulouse.

Avec l’ensemble Matheus sous la direction de J-C Spinosi, elle remporte un grand succès dans le rôle titre d’Orlando Furioso au Théâtre des Champs-Elysées puis à Ambronay, Bruxelles, Rotterdam ou encore Berlin.

Elle aborde Miss Quickly de Falstaff, Ursule dans Béatrice et Bénédict. Elle a chanté dans, Le Retour d’Ulysse, Tancredi, la 9ème Symphonie de Beethoven, Lucia di Lammermoor et Faust aux Chorégies d’Orange sous la direction de Kurt Masur et à Paris sous la direction de Myung Whun Chung, Rodelinda, Jeanne au bûcher, Le Couronnement de Poppée, Orphée et Eurydice de Gluck, Giulio Cesare (rôle titre) à Nancy, Les Troyens (Anna), Œdipe d’Enesco (La Sphinge) à Toulouse, Gianni Schicchi (Zita), La Passion selon Saint-Mathieu et Ariane et Barbe-Bleue, Pelléas et Mélisande (Geneviève), à Berlin, à la Monnaie de Bruxelles et au Theater an der Wien dans une nouvelle production signée Laurent Pelly.

Parmi ses prochains engagements citons Miss Quickly (Falstaff) à Covent Garden, à Vienne et à Montréal, Orlando Furioso au Théâtre des Champs-Elysées, au Barbican, à Nice et à Nancy, Madama Butterfly (Susuki) au Liceu de Barcelone, Guillaume Tell à Santa Cecilia à Rome, Ariodante dirigé par Alan Curtis en tournée en Europe, L’Italiana in Algeri à Nancy, Un ballo in maschera à Toronto, Tancredi (rôle-titre) au Théâtre des Champs-Elysées, le Requiem de Verdi à Vienne et à Zürich sous la direction de Daniele Gatti…

L’Ensemble Artaserse

Au fil des rencontres et des concerts communs au sein des plus prestigieux ensembles de musique ancienne, Christine Plubeau (viole de gambe), Claire Antonini (théorbe), Yoko Nakamura (clavecin et orgue) et enfin Philippe Jaroussky (contre-ténor) tissent peu à peu des liens de complicité autour de conceptions musicales communes, particulièrement pour la musique italienne du début du XVIIe siècle. Ainsi naît l’ensemble Artarserse. Son premier concert au Théâtre du Palais-Royal en octobre 2002 – autour de l’œuvre de Benedetto Ferrari – obtient immédiatement un très vif succès.

Fort d’une géométrie variable, l’Ensemble Artaserse s’est peu à peu imposé sur le devant de la scène musicale, se produisant dans les festivals et les salles les plus prestigieuses d’Europe : Festivals d’Ambronay, Sablé, Pontoise, Saint-Michel-en-Thiérache, Festival de Musique Ancienne de Lyon, Salle Gaveau à Paris, Théâtre de l’Escorial à Madrid, Festival de Musique ancienne de Prague, etc.

Parmi ses apparitions récentes, signalons les récents concerts en duo avec Andreas Scholl et Philippe Jaroussky au Théâtre des Champs Elysées, au Barbican de Londres et au Palais des Beaux Arts de Bruxelles.

En juillet 2011, l’ensemble s’est produit en France et en Allemagne dans un programme consacré à Vivaldi avec le Nisi Dominus et des airs d’opéras. Ils ont ensuite donné quatre concerts au Japon à Tokyo, Osaka et Nagoya.

La discographie d’Artaserse comporte déjà plusieurs références largement saluées par la presse et le public : outre le disque Benedetto Ferrari chez Ambroisie (Recommandé de Répertoire, Diapason Découverte, Timbre de Platine d’Opéra International etc), l’ensemble a gravé pour Virgin Classics des Cantates virtuoses de Vivaldi et un programme Beata Vergine consacré à la musique mariale du xviie siècle (Timbre de Platine d’Opéra International, etc).

Premier violon : Alessandro Tampieri
Second violon : Raul Orellana
Clavecin/Orgue : Yoko Nakamura
Théorbe et guitare : Marco Horvat, Marcus Wolff
Viole de gambe : Christine Plubeau
Percussion : Michèle Claude
Cors : Judith Pacquier, Richard Seda
Harpe : Angelique Mauillon

 

Michel Grialou

lundi 11 juin – Halle aux Grains (20h00)
Réservation

Philippe Jaroussky © Simon Fowler (Virgin Classics)
Marie-Nicole Lemieux © Denis Rouvre

 

 

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2 commentaires

  • robert penavayre dit :

    Salut Michel

    simplement pour te dire, moi qui ne suis pas un spectateur assidu de GI, combien la lecture du programme Jaroussky/Lemieux a été pour moi d’un grand intérêt et un réel plaisir. Les compositeurs que tu abordes ne sont pas forcèment familiers à tout le monde, ce qui rend tes commentaires d’autant plus intéressants. Et indispensables. J’imagine à peine le travail que cela réclame. Bravo! Mais je suppose qu’il en est ainsi de tous les programmes de cette saison dont l’édition 2012/2013 s’annonce passionnante.
    Bien à toi.

    • michel Grialou dit :

      Merci pour ta compréhension!!!!
      Mais je ne suis pas certain de passer autant de temps sur la réalisation de tous les programmes. la tâche est, pour moi, bien lourde, mais elle reste, c’est vrai, passionnante, et permet d’autant, de mesurer le niveau de tout ce qui nous reste à, sinon apprendre du moins découvrir? Nous sommes vraiment des puits d’ignorance!!!!!!!!!


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