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Gil Shaham et le Sejong Soloists New-York, une très belle affiche pour un magnifique programme de musique de chambre

29 Avr Publié par dans Musique classique | Commentaires

Le magicien du violon Gil Shaham est de retour à Toulouse le 6 mai dans le cadre du Cycle Grands Interprètes. Cet immense violoniste est l’un des plus grands de notre temps, sorte de combinaison réussie d’une technique sans faille doublée d’une grande probité musicologique avec une chaleur inimitable et une générosité d’esprit faisant mouche à chaque apparition en public. Il est accompagné d’un ensemble de musique de chambre encore inédit à Toulouse, et pourtant  de réputation mondiale, le Sejong String Orchestra. La pièce maîtresse de ce concert est une œuvre que l’on ne vous fera pas l’affront de présenter à savoir : Les Quatre Saisons du Prete Rosso. 

Gil Shaham © opus 3

Dimitri Chostakovitch [25 septembre 1906, Saint-Pétersbourg – 9 août 1975, Moscou]
Prélude et Scherzo pour octuor à cordes, opus 11 durée ~ 12 mn
(œuvre d’un tout jeune compositeur, datant de la même période que sa symphonie n°1,1925 )

Edvard Grieg [Bergen, 15 juin 1843 – Bergen, 4 septembre 1907]
Suite Holberg pour cordes, opus 8 durée ~ 22 mn
(une suite en cinq mouvements respectant le découpage traditionnel dans la musique baroque )

Antonio Vivaldi [Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741]
Les Quatre Saisons, opus 40 durée ~ 48 mn

Concerto n°1 en mi majeur, opus 8, RV 269, « La primavera » (Le Printemps)
Allegro / Largo / Allegro

Concerto n°2 en sol mineur, opus 8, RV 315, « L’estate » (L’Été)
Allegro non molto – Allegro / Adagio – Presto – Adagio / Presto

Concerto n°3 en fa majeur, opus 8, RV 293, « L’autunno » (L’Automne)
Allegro / Adagio molto / Allegro

Concerto n°4 en fa mineur, opus 8, RV 297, « L’inverno » (L’Hiver)
Allegro non molto / Largo / Allegro

D’une personnalité très réservée mais suscitant très vite beaucoup d’empathie, l’artiste américain Gil Shaham est invité dans le monde entier par les plus grands orchestres et chefs, et se produit régulièrement en récitals sur les grandes scènes de concert et dans les festivals les plus prestigieux. Un son d’une candeur, d’une tendresse et d’une pureté uniques le distingue toujours de ses prédécesseurs ou rivaux d’alors, et le distingue encore aujourd’hui de ses cadets.

Shaham Gil © Christian SteinerNé en 1971 dans l’Illinois (USA), Gil Shaham s’installe en 1973 avec ses parents en Israël. A 7 ans, il commence ses études de violon avec Samuel Bernstein à la Rubin Academy of Music à Jérusalem. En 1981, alors qu’il étudiait avec Haim Taub à Jérusalem, il fait ses débuts avec l’Orchestre symphonique de Jérusalem et l’Orchestre philharmonique d’Israël. Cette même année, il commence ses études avec Dorothy DeLay et Jens Ellerman à Aspen. En 1982, après avoir remporté le premier prix à la Claremont Competition d’Israël, il est devenu un étudiant boursier à la Juilliard School. Il a également étudié à la Columbia University. Gil Shaham a reçu un “Avery Fisher Career Grant” en 1990 et en 2008, le prix tant convoité “Avery Fisher”. Il joue un Stradivarius de 1699 (Comtesse Polignac). Il vit à New York avec sa femme et leurs trois enfants.

Lors de la saison 2012-13, dans le cadre de ses recherches sur les « Concertos pour violon des années 1930 » qu’il poursuit depuis 2010, Gil Shaham joue avec les plus grands orchestres du monde. Ainsi, il interprète des concertos de Barber, Berg, Stravinsky, Britten, Bartók et Prokofiev. A propos de ces concertos, il dira : « Je ne suis pas musicologue, je ne sais pas quoi ajouter à propos de ces concertos des années 30, sinon qu’il y avait alors une grande variété de compositeurs et de styles, et que j’ai l’impression que ces œuvres parlent toutes des rapports entre individu et société. » Quant à ceux de Bartok : « «Son Concerto N°2, ce sont des mélodies folkloriques gitanes transposées dans des harmonies modernes et des rythmes sophistiqués ; c’est-à-dire, l’histoire de chaque immigrant ou réfugié européen des années 30 qui a dû se couler brutalement dans une nouvelle culture. Dans le dernier mouvement du Concerto de Barber, on peut voir les gratte-ciel en train de se construire et dans celui de Britten, je peux entendre la fureur de la guerre civile espagnole.»

Il revient aussi à son autre répertoire avec le concerto de Brahms. Il interprète également celui de  Beethoven, mais aussi le Concerto « à la turcque» de Mozart. Il a débuté sa saison par de nombreux  festivals.

Au cours de ses tournées aux États-Unis, en Europe et au Japon, il joue en première mondiale une œuvre écrite pour lui par William Bolcom ainsi qu’une autre d’Avner Dorman avec Julian Milone au violon et Akira Euguchi au piano. Gil Shaham interprète aussi les Sonates et Partitas de Bach pour violon solo.

Parmi ses enregistrements les plus récents on retrouve : Concerto of the 30’s et Hebrew Melodies avec Orli Shaham sur la musique juive traditionnelle et moderne, mais aussi Niggunim du compositeur israélien Avner Dorman en première mondiale.

Depuis sa création en 1994, le Sejong Soloists, basé à New York, unique orchestre à cordes sans chef d’orchestre, a joué dans plus de cent villes à travers le monde. Imaginé comme un “ambassadeur culturel” par le directeur artistique Hyo Kang, cet ensemble unique rassemble des solistes reconnus en musique de chambre venus de huit pays différents : Australie, Canada, Chine, Allemagne, Japon, Corée, Taiwan et les Etats-Unis. Cette formation se produit lors de concerts, spectacles, documentaires, émissions de télévision, activités de développement des jeunes, ainsi que des activités philanthropiques dans le monde entier.

Sejong Soloists © DR

Réputé pour son style dynamique exceptionnel et pour la sonorité magistrale semblable à celle d’un grand orchestre, le Sejong Soloists se produit régulièrement dans des salles prestigieuses, du Carnegie Hall au Suntory Hall au Japon, en passant par le Seoul Arts Center en Corée et le Théâtre national des Arts à Taiwan.

L’ensemble a enregistré sept albums très appréciés par la critique et les médias.

Dans le but de créer un nouveau répertoire et de forger de nouvelles collaborations entre différents styles, le Sejong Soloists a commandé et créé sept œuvres musicales originales. Si les  concerts restent la priorité de l’ensemble, le Sejong Soloists contribue amplement à l’éducation musicale en se produisant régulièrement lors de concerts de sensibilisation et organise des master-classes pour des élèves de tout âges et de tout niveaux.

Le Sejong Soloists tire son nom de l’Empereur Coréen Sejong the Great (15e siècle), fervent défenseur des arts. Le Sejong Soloists a été nommé Ambassadeur d’Honneur des Jeux Olympiques d’hiver de 2018, prévus à Pyeongchang en Corée du Sud.

Michel Grialou

Gil Shaham 13Les Grands Interprètes
lundi 06 mai – Halle aux Grains
Réservation

 

 

 

 

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