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Un Messie en novembre, un pour suivre en décembre, abondance de biens ne peut nuire, et nous ne pouvons que nous en féliciter !!

13 Nov Publié par dans Musique classique | Commentaires

Messiah, a sacred oratorio 

Le Messie compte bien, à côté des deux Passions de Jean-Sébastien Bach, parmi les illustrations musicales les plus parfaites de l’écriture sainte. Son titre Messie, est un nom hébreu qui signifie « l’oint du seigneur », celui qui conduit au royaume de Dieu. Haendel va réussir dans cette œuvre la synthèse entre le bel canto de l’opéra italien et l’oratorio avec des éléments de la musique d’église de l’Allemagne moyenne et du Nord, ainsi qu’avec l’anthem anglais.

A l’encontre des grandes œuvres de Bach, qui donnent à l’auditeur plutôt l’impression d’être des grandes cantates surdimensionnées ainsi que des méditations évangéliques empreintes d’un très fort sentiment de repentir et d’humilité, ce Messie ressemble plutôt à un oratorio sans lien liturgique qui fait se dérouler la vie et le calvaire. Le Christ nous y est présenté dans une sorte de continuum temporel fait du passé, du présent et du futur.

PREMIÈRE PARTIE
«La Prophétie du Seigneur»
Sinfony. Ouverture : Allegro moderato

DEUXIÈME PARTIE
«Le sacrifice du Christ et sa condamnation»

TROISIÈME PARTIE
«Le Christ triomphant»

“Et sur son manteau et sur sa cuisse il porte ce nom écrit: ROI DES ROIS ET SEIGNEUR DES SEIGNEURS. Alleluia!”

Apocalypse XIX, seize traductions du texte biblique dans son originalité.

Après la création de l’œuvre :

 « Cessez, zélateurs, cessez de condamner ces chants célestes qui permettent aux Séraphins de chanter la louange du Messie. Ne déclarez plus le théâtre indigne de la glorification divine : ces chants bénis confèrent à la musique une grâce nouvelle, font respecter la vertu et sanctifient le lieu. A une harmonie comme la sienne, le Ciel a donné pouvoir d’élever l’âme de la terre et de transformer l’enfer en paradis. »

Daily Advertiser 31 ? 1742

Auteur: Georg-Friedrich Haendel, né le lundi 23 février 1685 à Halle (Empire allemand); mort le Samedi Saint (!) 14 avril 1759 à Londres.

Date: partition composée et achevée entre le 22 août 1741 et le 14 septembre 1741 soit une vingtaine de jours de transe ! sur un livret écrit en langue anglaise.

Création:  le mardi 13 avril 1742 au “Music Hall” sur Fishamble Street à Dublin (Irlande) inclus dans une tournée de concerts sur invitation du vice-roi d’Irlande.

Appartenance: Oratorio sacré, une œuvre de musique vocale et instrumentale à caractère dramatique et sujet religieux, ne faisant pas contrairement à l’opéra l’objet de représentations scéniques. Si l’on met de côté les oratorios haendeliens à caractère “héroïque” ou “narratif”, le Messie appartient à la catégorie dont le sujet véritable, transcendant toute situation humaine particulière met en situation la relation de l’Homme avec son Dieu. Il est précédé alors d’Israël in Egypt (1740) et sera suivi de l’Occasional Oratorio (1746).

Effectif: Oratorio écrit pour 2 soprani, dont 1 voix de garçon, 2 contre-ténors, 1 contralto, 1 ténor, 1 basse, soli. Un chœur à 4 pupitres. Orchestre à cordes doublé “ad libitum” dans l’ouverture et dans les chœurs par des hautbois et des bassons se joignant à la basse continue; 2 trompettes, timbale et basse continue.

Michel Grialou

Maîtrise de la Cathédrale Saint-Etienne

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