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Le 2 novembre, de Mozart à Wagner en passant par Beethoven, avec Robin Ticciati dirigeant son Scottish Chamber Orchestra. Maria Joao Pires fera jaillir de son piano, les “perles“ mozartiennes du n° 17.

27 Oct Publié par dans Musique classique | Commentaires

Robin Ticciati

Né à Londres en 1983, le jeune Robin Ticciati est violoniste, pianiste et percussionniste de formation. Il est âgé de 15 ans et membre du National Youth Orchestra de Grande Bretagne quand il se tourne vers les études de chef d’orchestre, sous la tutelle de Sir Colin Davis et Sir Simon Rattle.

Robin Ticciati

Il est actuellement Chef d’Orchestre Principal du Scottish Chamber Orchestra et premier chef invité du Bamberger Symphoniker. Il est aussi invité par l’Orchestre de Philadelphie, le Royal Concertgebouw, le Bayerischen Rundfunk à Munich, le Royal Concertgebouw, le Cleveland et le Philharmonia Orchestra. Il se produit aussi avec le London Symphony, le Hallé Orchestra, le Rotterdam Philharmonic, le Swedish Radio Symphony, le Filarmonica della Scala et le Los Angeles Philharmonic.

Robin Ticciati équilibre ses engagements entre répertoire symphonique et lyrique. Il a eu l’opportunité de diriger Don Giovanni à Glyndebourne, Les Noces de Figaro à Salzburg, et Hansel et Gretel au Metropolitan Opera. Il a pour projets de diriger Eugene Oneguine au Royal Opera House, Peter Grimes à La Scala de Milan, Les Noces de Figaro à Glyndebourne et Don Giovanni à l’Operhaus Zürich.

Il a déjà dirigé : Die Fledermaus, Macbeth et Jenufa lors de la tournée de Glyndebourne, Cosi fan Tutte et Hansel et Gretel lors du festival de Glyndebourne, et Il Sogno di Scipione de Mozart lors du festival de Salzburg en 2006. Depuis juillet 2011, il est Directeur Musical du Glyndebourne Festival Opera, pour une période de trois ans.

Maria Joao Pires

Maria Joao Pires, la grande interprète lisboète, est classée parmi les spécialistes de Bach et de Mozart, consacrant sa vie de pianiste à polir son art pour jouer les œuvres au plus proche de leur vérité débarrassée de toute emphase ou scories. Travail inlassable de l’interprète, seule face à son clavier, afin de dominer le mieux possible la partition pour finir par se présenter comme nue devant le public. Le beau son pour du beau son, ce n’est pas sa tasse de thé, d’où le magnétisme que l’artiste dégage devant son instrument dans son combat, mains nues, de petites mains qui la rendent encore plus émouvante, comme démunie. Ne dit-elle pas, quand elle est face à son piano et son public : « l’interprète est nu, sans aucune défense. »

 

Le Scottish Chamber Orchestra

Formé en 1974 avec l’engagement de servir la communauté écossaise, l’Orchestre est l’un des plus grands  ambassadeurs culturels d’Ecosse. Il se produit dans toute l’Ecosse, y compris des visites annuelles dans les Scottish Highlands and Islands et dans le Sud de l’Ecosse, et apparaît régulièrement à la Edimbourg, East Neuk, St Magnus et dans les festivals d’Aldeburgh et BBC Proms. Son emploi du temps de tournée très chargé inclut depuis peu de nombreux pays européens ainsi que l’Inde et les Etats-Unis. En tournée internationale, l’Orchestre reçoit le soutien du gouvernement écossais.

L’Orchestre a nommé le jeune chef d’orchestre britannique Robin Ticciati au poste de chef principal de la saison 2009/10. Depuis lors, Ticciati et l’Orchestre ont fait leur apparition ensemble à l’Edinburgh International Festival, ont effectué des tournées en Italie, en Allemagne et en Espagne et ont sorti leur premier enregistrement – Berlioz Symphonie Fantastique (Linn CKD400) – en Avril 2012.

 Ils ont reçu des éloges conséquents pour leur programmation et leurs performances.

Richard Wagner
Siegfried-Idyll      durée ~18mn

Cette page célébrissime fut composée en 1870. Elle est écrite pour orchestre de chambre. Les amateurs de La Tétralogie, et plus particulièrement de l’opéra Siegfried ne seront pas dépaysés.

Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour pianon°17, K.453, en sol majeur    durée ~ 30mn

1. Allegro
2. Andante
3. Allegretto-Presto

Ludwig van Beethoven
Symphonie n°6 «Pastorale», opus 68     durée ~ 39mn

1. Allegro ma non troppo
2. Andante molto moto
3. Allegro
4. Allegro
5. Allegretto

Après l’audition le 6 mars 1836,  d’une séance de la Société des Concerts comportant l’exécution, entre autres, de la Pastorale, Hector Berlioz écrit : « Cette œuvre m’a toujours paru la plus belle de Beethoven, non pas que dans les autres le génie de l’auteur ne brille d’un éclat moins vif, non pas qu’il ait fallu des idées moins abondantes ou moins belles pour créer la symphonie en ut mineur, ou celle en la, par exemple , mais c’est tout simplement parce que la pastorale m’impressionne beaucoup plus vivement sans comparaison qu’aucune autre. Le calme des deux premiers morceaux est si profond, si doux, on se laisse bercer avec tant de bonheur par ces ravissantes mélodies , l’esprit est si aisément séduit par l’illusion poétique, on est si bien dans ces belles campagnes, sur ces collines verdoyantes ; la rêverie a tant de charmes autour des ruisseaux, dans les prairies, où le génie de l’auteur se plaît à nous conduire, qu’à toutes les apparitions de cette symphonie, si, comme la dernière fois, elle se trouve placée au commencement du concert, tout le reste du programme peut être impitoyablement sacrifié. »

Le 4 mars 1838, il revient avec détails sur cet « étonnant paysage » qui « semble avoir été composé par Poussin et dessiné par Michel-Ange. L’auteur de Fidelio et de la Symphonie Héroïque, veut peindre le calme de la campagne, les douces mœurs des bergers. Mais entendons-nous : il ne s’agit pas des bergers roses et verts et enrubannés de M. de Florian, encore moins de ceux de M.  Lebrun, auteur du Rossignol, ou de ceux de J.-J.  Rousseau, auteur du Devin de village. C’est de la nature vraie  qu’il s’agit ici…… »

Laissons la parole encore à l’un de ses plus grands admirateurs, Richard Wagner : «  Beethoven, dit-il, était appelé  à écrire dans ses œuvres l’Histoire universelle de la musique.Avec une crainte respectueuse, il évita de se jeter de nouveau dans cet océan du désir inassouvi, illimité. Il dirigea ses pas vers les hommes joyeux et contents de vivre, qu’il apercevait sur les fraîches prairies, campés à la lisière de la forêt parfumée, sous le ciel ensoleillé, riant, jasant et dansant.Là-bas, à l’ombre des arbres, au murmure du feuillage, au ruissellement familier du ruisseau, il conclut avec la nature un pacte de félicité. Alors il se sentit homme et son désir comprimé dans son sein, devant la toute-puissance d’une apparition bienheureuse. Et si reconnaissant fut-il envers cette apparition, que fidèlement, loyalement, en toute humilité, dans les différentes parties de son œuvre, créées dans cette situation enthousiaste, il copia les tableaux animés dont la contemplation l’avait inspiré, et intitula le tout : Souvenirs de la vie des champs. »

Michel Grialou

vendredi 2 novembre – 20h –  à la Halle dans le cadre du cycle Grands Interprètes

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