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Tugan Sokhiev dirige l’Orchestre National du Capitole de Toulouse

13 Oct Publié par dans Musique classique | Commentaires

En partenariat avec le festival « Toulouse les Orgues »

Samedi 15 octobre, à 20h, à la Halle aux Grains

En octobre 2007, l’Orchestre National du Capitole dirigé par Fabien Gabel, créait à la Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse les Trois Danses de Jehan Alain dans l’orchestration de Luc Antonini. Tugan Sokhiev dirigera les Danses du compositeur français dont on célèbre le centenaire de la naissance, dans une révision récente de Luc Antonini pour la XVIe édition du Festival international Toulouse les Orgues.

L’histoire des Trois Danses est singulière : lorsqu’il fut tué, le 20 juin 1940, près de Saumur, Jehan Alain (1911-1940) portait sur lui une serviette de cuir emplie de la musique qu’il venait d’écrire. Selon les témoins, pendant plusieurs semaines on vit voler des feuilles de papier à musique dans les champs environnants. C’est ainsi que fut perdue, sans doute à jamais, la partition des Trois Danses pour orchestre, poème symphonique en trois mouvements, son œuvre la plus aboutie.

Heureusement, quelques semaines plus tôt, il en avait réalisé une réduction pour orgue. La première orchestration fut faite par Raymond Gallois-Montbrun en 1945 et interprétée par l’Orchestre de la Radiodiffusion française. 

Léopold Stokowski (1882-1977) qui a dirigé l’Orchestre de Philadelphie durant vingt-six ans est aussi connu pour ses nombreuses transcriptions d’œuvres de Jean-Sébastien Bach. Regrettant que la musique pour orgue du compositeur ne soit tombée dans l’oubli et ne puisse être entendue qu’à l’église, Stokowski souhaita la faire découvrir à une plus large audience grâce à l’orchestre symphonique. A la fois organiste et chef d’orchestre, il transcrit des œuvres qu’il a interprétées, prenant fidèlement en compte l’architecture, le contrepoint et les timbres.

La Toccata et fugue en ré mineur de Bach, dans sa version orchestrale, fut créée à Philadelphie le 8 février 1926 et reprise en 1940 pour le film d’animation Fantasia de Walt Disney. 

La Symphonie en ré mineur de César Franck (1822-1890) date des dernières années du compositeur puisque créée en 1889, sans aucun succès. Dédiée à Henri Duparc, elle constitue un testament en même temps qu’une ultime affirmation d’une forme chère à l’auteur : la forme « cyclique » qui, par résurgence et superposition des thèmes dans la partie finale des œuvres, leur confèrent une solide architecture ainsi que leur unité.

Le compositeur jouera pendant plus de trente ans, tous les dimanches, sur les orgues Cavaillé-Coll de l’église Sainte-Clotilde de Paris, faisant l’admiration, entre autres, d’un certain Vincent d’Indy, et sera à la cinquantaine, nommé professeur d’orgue au Conservatoire. 

Peu prisée à sa création, son unique symphonie est considérée par certains, comme la plus belle symphonie de musique française. (la mélodie au cor anglais est plus particulièrement citée quand on veut illustrer le son que produit cet instrument).

 

Michel Grialou

photo :  Marco Borggreve

Programme

Jehan ALAIN
Trois Danses : Joies, Deuils, Luttes
(orchestration : Luc Antonini)

Léopold STOKOWSKI
Transcription de la Toccata & fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach

César FRANCK
Symphonie en ré mineur

Réservation

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