L’Âme idéale un film d’Alice Vial
Elsa travaille dans un service de soins palliatifs. Pas très engageant comme pitch ! Cette belle quadra est malgré tout célibataire. La scène liminaire va nous expliquer pourquoi. En fait elle est médium et, plus que cela, non seulement elle discute avec les morts mais en plus elle les voit. Elsa tente de cacher ce don mais souvent en vain. Terrifiant involontairement ses amoureux elle est de nouveau seule lorsqu’elle rencontre Oscar, quadra comme elle, musicien de son état. Il lui vient en aide alors qu’elle a percuté un bus en scooter. Une idylle va poindre, et même plus, entre les deux. Un vrai roman, sauf que…

Jonathan Cohen (Oscar) et Magalie Lépine Blondeau (Elsa) – Crédit : Marie-Camille Orlando
Très clairement flirtant avec Le Sixième sens de Night Shyamalan (1999), le premier long d’Alice Vial conjugue avec subtilité le fantastique avec un quotidien romantico-romanesque. Creusant au passage l’univers des soins palliatifs dans les hôpitaux, sans pour autant s’y attarder, le scénario évoque l’angoisse du « départ ». Ce thème, un peu hasardeux en période festive, vous en conviendrez, est ici traité avec une élégance et une douceur infinies, porteur d’espoir aussi. En réunissant la Québécoise Magalie Lépine Blondeau (Elsa) et l’inattendu, ici, mais fantastique Jonathan Cohen (Oscar), Alice Vial réussit une petite comédie pleine d’interrogations sur… la vie. Et l’urgence de la vivre ! Soulignons la participation d’Anne Benoit, extraordinaire comédienne, dans un rôle pas facile du tout, mais que voulez-vous, le talent…

