Greenland Migration, un film de Ric Roman Waugh
En août 2020 nous avons laissé, en plein cœur du Groenland, la famille Garrity au fin fond d’un bunker leur assurant une survie post apocalyptique alors que la comète Clarke s’est écrasée sur la Terre, rendant les ¾ de notre planète inhabitable. Equipé de vêtements le mettant, en principe, à l’abri de la radioactivité ambiante à la surface, John (toujours Gérard Butler) fait des sorties afin de récupérer de quoi améliorer la vie souterraine de sa communauté. Mais voilà que des débris de Clarke continuent de frapper la Planète Bleue. Leur refuge est menacé. Une seule solution, partir vers l’Europe en passant par l’Angleterre et tenter d’accéder au gigantesque cratère creusé par le premier impact, cratère qui, selon les rumeurs, abrite un véritable Eden dans le sud de la France. Voilà donc la famille Garrity sur la route des migrants. Ils vont devoir passer la Manche (!) quasiment vide de son eau, puis traverser les lignes de front de deux puissantes armées qui se font face, l’une venant de l’Est, l’autre regroupant des pays européens (!!). Inutile de préciser que tout cela ne sera pas une vraie partie de plaisir.

Gérard Butler (John), Morena Baccarin (Allison) et Roman Griffin Davis (Nathan) – Crédit : Metropolitan Films Export
C’est clairement la suite d’un premier opus baptisé : Greenland : Le Dernier Refuge, sorti il y a cinq ans. Nous retrouvons ici les grandes lignes de ce blockbuster imprégné d’un tissu familial qui aligne le drame universel au drame de l’intime. Le réalisateur américain Ric Roman Waugh raconte cette odyssée dantesque avec virtuosité, même si quelques incohérences affleurent, éloignant le scénario d’une thèse de troisième cycle environnementale. Mais, à vrai dire, là n’est pas le propos. Son film vous plonge au cœur de l’émotion car, plus que des effets spéciaux, réussis au demeurant, ce sont surtout les puissants liens familiaux qui unissent John, Allison et leur fils Nathan, qui structurent dramatiquement ce récit dont les échos dans notre actualité sont assourdissants.

