Quoi de neuf pour nourrir votre mange-disques le plus vorace ?

Xavier Boyer
COLOURFIELD SOUND OF
Les amateurs de rock connaissent bien évidemment le regretté Terry Hall, chanteur droopiesque des Specials, Fun Boy Three et, c’est le sujet du jour, de The Colourfield. Chrysalys sort un beau coffret avec les deux albums de ce groupe, dont le premier, Virgins and Philistines (1985), est magnifique, avec ses cartes postales mélancoliques qui cousinaient lointainement avec les belles choses d’alors, quelque part entre Aztec Camera, Everything But The Girl (celui du majestueux Eden) voire de Marc & The Mambas (l’autre projet de Marc Almond, à côté de Soft Cell). Deception (1986) est moins réussi, avec une production aujourd’hui datée et très 80’s. Le tout complété par 3 CDs supplémentaires truffés de démos, faces B, live, d’un réel intérêt. Et un DVD avec quelques extraits de concerts et de passages sur « Top of the Pops ».
XAVIER BOYER VEGA TABLES
Xavier Boyer est le chanteur de Tahiti 80, véritable référence de l’écriture pop d’ici. Après Axe Riverboy, il repart en solo sur ces six titres réussis. Côté pile, il s’aventure sur un son plus rêche, en hommage (comme le titre de cet EP l’indique) à Alan Vega, le sorcier disparu de Suicide (cf. les basses de « Genius Artist » ou le tempo rockab’ de « Luka » – où Suzanne Vega se fait sérieusement botoxer !). Côté face (« Solace », « The Trick »), on retrouve le talent de mélodiste, la mélancolie douce-amère et les climats impressionnistes de ce Claude Monet de la pop (à quand un album sur la cathédrale de Rouen ?! Morrissey vient bien de chanter Notre Dame de Paris !).
HEAVENLY HIGHWAY TO HEAVENLY
30 après, le retour d’un des meilleurs groupes de Sarah Records (le label culte de Bristol, disparu en 1995) avec un nouvel album. Et Heavenly n’a pas perdu la main pour pétrir des pop songs tour à tour songeuses ou bondissantes, comme au plus beau temps de « Shallow » et « Stop Before You Say It ». « Deflicted », « Neverseen » ou « She Is The One » nous le confirment. Reste plus qu’à remettre les Field Mice au boulot maintenant…

