Chaque mercredi, on rend hommage à un grand classique du cinéma. A voir ou à revoir.
In the Mood for Love de Wong Kar-waï
1962, à Hong Kong, M. Chow et Mme Chan aménagent le même jour dans les appartements voisins d’une pension de famille. Lui est journaliste, elle travaille comme secrétaire dans une entreprise. Leurs conjoints respectifs sont souvent absents, happés eux aussi par leurs obligations professionnelles. De fait, ils se croisent, échangent, sympathisent, nouent une relation amicale teintée de discrète séduction avant de découvrir que leurs conjoints entretiennent une liaison adultérine…

Sorti en 2000, le film de Wong Kar-waï s’inscrit dans la vague cinématographique venue de Hong Kong et de Chine qui, depuis plusieurs années, a fait découvrir au public occidental une nouvelle génération de cinéastes (John Woo, Zhang Yimou, Chen Kaige, Ang Lee, Johnnie To… ) et de comédiens (Gong Li, Chow Yun-Fat, Leslie Cheung… ). Ici, le réalisateur chinois retrouve deux vedettes qu’il a déjà dirigées – Tony Leung et Maggie Cheung – mais que l’incroyable succès public et critique de In the Mood for Love va transformer en stars internationales.
Beau comme une publicité pour parfum
Il y a parfois dans l’histoire du cinéma un mystère, un miracle, une conjonction des planètes qui transforment un film en œuvre culte. C’est la rencontre inattendue entre une époque et un long-métrage qui en devient l’emblème, voire l’icône. In the Mood for Love, histoire d’amour platonique en forme de tendre mélodrame, a connu ce bienheureux destin. Pourtant, on peut rester de marbre devant la minceur du scénario et la mise en scène maniérée, répétitive, datée du cinéaste. Wong Kar-waï aime filmer les portes, les escaliers, les couloirs, les bureaux et les appartements exigus qui sont le théâtre de sa romance.
Des séquences dans des restaurants servent de respirations. Il y a des conversations et des situations hors-champ. Les ralentis sont convoqués. Des musiques et des chansons sirupeuses (Nat King Cole) accompagnent l’ensemble. Les amateurs de kitsch apprécieront. C’est par moments beau comme une publicité pour parfums. Tony Leung et Maggie Cheung semblent sortir de ce même univers lisse et esthétisant. On a le droit de ne pas aimer.
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