Une peinture réalisée à Toulouse s’invite sur la cover de Backpack, le nouvel album de l’artiste Seb. Derrière l’image, le travail du peintre Karl N’da Adopo, 27 ans, dont l’univers artistique continue de s’imposer sur la scène contemporaine.
Le peintre toulousain autodidacte Karl N’da Adopo est à l’affiche du nouvel album Backpack de l’artiste Seb. C’est lui qui en signe la cover. À l’origine de cette rencontre : le rappeur Oli. En rendant visite à son ami, Seb découvre dans son appartement une peinture accrochée au mur. La première œuvre de Karl représentant son personnage phare Sama. Un alter-ego qu’il utilise pour raconter aussi une part de son histoire. Le coup de cœur est immédiat.

L’artiste toulousain et son personnage « Sama » ©Karl N’da Adopo
Lorsque Seb découvre l’œuvre de Karl, l’évidence s’impose rapidement. Pour la direction artistique de Backpack, l’artiste avait déjà en tête plusieurs éléments forts. Le paresseux, qu’il considère comme son animal totem, mais aussi le sac à dos, un clin d’œil à lui-même puisqu’il en porte toujours un. L’univers devait aussi être très coloré, avec une esthétique urbaine.
En découvrant le travail de Karl N’da Adopo, Seb y voit immédiatement de nombreux points communs avec ce qu’il imagine pour l’album. L’univers visuel du peintre correspond naturellement à cette direction artistique.
Carte blanche pour la cover
« Oli m’écrit de rester connecté et que j’ai un gros et très beau projet qui risque de m’être proposé. Quand on s’est écrit avec Seb pour qu’il m’explique, ça m’a tout de suite parlé son univers. Puis on s’est rencontré au Rose Festival et on a vraiment accroché. C’est quelque chose qui est très important pour moi, l’humain », raconte Karl. Pour cette cover, l’artiste toulousain a carte blanche. Il peint la toile chez lui, puis l’envoie pour la suite du travail. Avec son aide, le studio Digitize.art se charge de la numérisation pour l’adapter aux formats numériques, CD et vinyle.
Au final, une toile d’un mètre sur un mètre où la magie opère. Les univers se rencontrent. La nouvelle couleur musicale de Seb et l’empreinte artistique très identifiable de Karl ressortent harmonieusement ensemble.

Cover de l’album « Backpack » ©Karl N’da Adopo
Un artiste toulousain déjà remarqué
À 27 ans, Karl N’da Adopo n’en est pas à son premier coup d’éclat dans le dessin contemporain. On a déjà pu voir son travail lors du Musée Imaginaire d’Oli, à travers une fresque de 50 mètres réalisée pour le Rose Festival, ou encore lors de ses expositions temporaires.
Très jeune, il découvre l’art par le design graphique et le collage numérique. Après le bac, il décide de s’y consacrer pleinement et se lance à plein temps en autodidacte.
« J’ai créé des choses qui me plaisaient sur le numérique et j’ai réussi à rentrer mes premiers billets comme ça. J’ai compris à ce moment-là que je voulais faire de l’art dans ma vie », raconte-t-il.
En 2023, il découvre la peinture. D’abord à l’huile. L’expérience lui plaît, mais il se tourne rapidement vers l’acrylique, une technique qui correspond davantage à son style et à son rythme de travail.
Rester fidèle à ce qui l’inspire
Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, Seb revient sur tout le processus de création de l’album, y compris la réalisation de la cover signée Karl N’da Adopo.
Cette collaboration avec Seb marque une nouvelle étape pour l’artiste. « Je suis très heureux de cette expérience parce que ça me montre que je suis capable de faire autre chose que mon personnage à moi. Je peux m’adapter à une demande. C’est vraiment un projet intéressant et pas négligeable à mon échelle parce que ça me ramène une nouvelle visibilité ».
Mais une chose reste claire pour lui. « Moi, je ne bougerai pas. Je vais continuer à faire ce qui me plaît et m’inspire » confie le peintre toulousain. Une certitude, c’est qu’avec cette collaboration, Karl N’da Adopo confirme sa place parmi les artistes toulousains les plus en vue du moment.

