Retour à Silent Hill, un film de Christophe Gans
20 ans après un premier opus inspiré du jeu-culte Silent Hill, le réalisateur français Christophe Gans adapte la seconde version de ce jeu et nous offre une nouvelle descente en enfer. Si vous avez tremblez avec le premier, vous ne survivrez pas au second !

Retour à Silent Hill – Crédit : Metropolitan FilmExport
Précision tout de même, si vous n’êtes pas un fan des jeux vidéo, pas de souci, la connaissance de ce dernier est inutile à la compréhension du film dont il est l’adaptation. A l’identique, si vous n’avez pas vu le Silent Hill de 2006, vous pouvez voir ce tome 2 sans problème.
James (sidérant Jeremy Irvine) est inconsolable depuis la disparition de sa bien-aimée Mary trois ans auparavant. C’est alors qu’il reçoit une lettre de celle-ci lui demandant de retourner sur le lieu où ils se sont rencontrés : Silent Hill. Alors que dans le souvenir de James, cette petite ville est un lieu paradisiaque, elle est à présent couverte de brume et en permanence « arrosée » de cendres et peuplée de créatures monstrueuses. Persuadé qu’il va retrouver Mary, James s’enfonce dans cet univers toxique qui a tout du dernier Cercle des Enfers. Les habitués retrouveront avec délice La Manchotte, Pyramide Head, etc. Tout un bestiaire horrifique ayant fait ses preuves. Mais l’essentiel, dans cet opus, n’est pas là. En revisitant le mythe d’Orphée venant chercher son Eurydice dans le royaume de Pluton, Christophe Gans creuse la psyché de James, tant au travers de ses cauchemars que dans son impossibilité à faire le deuil de son amour défunt. Dans quatre rôles différents, Hannah Emily Anderson trace les portraits hallucinants de personnages qui vont hanter James dans sa recherche éperdue.
Les effets spéciaux sont bien sûr au rendez-vous à leur plus haut niveau, le montage est littéralement explosif et la BO angoissante d’Akira Yamaoka ajoute à cette douloureuse introspection psychanalytique qui se conclura sur la possibilité d’une boucle temporelle dont je vous laisse le soin d’analyser l’étendue des suggestions…

