La Cinémathèque de Toulouse rouvrira ses portes vendredi 10 avril après 18 mois de travaux et la création d’une 3e salle de projection. Un week-end de programmation non-stop permettra de voir ou revoir gratuitement une trentaine de classiques du 7e Art, de « Comme un torrent », de Vincente Minnelli, à « Amarcord », de Federico Fellini, en passant par « Blanche neige et les 7 nains », des Studios Disney et, en ciné-concert, « Queen Kelly », d’Erich Von Stroheim.

La façade restaurée de la Cinémathèque de Toulouse. Photo Alejandra Fayad
Au 69, de la rue du Taur, à Toulouse, la belle façade, entièrement restaurée, de la Cinémathèque, abrite désormais trois salles au lieu de deux, pouvant accueillir respectivement 196, 98 et 38 spectateurs. Il y a près de 30 ans, l’institution « sortait du maquis », selon l’expression de son président d’alors Daniel Toscan du Plantier. La voici prête à affronter bien des défis pour au moins autant de temps. On pourra découvrir gratuitement cette nouvelle et belle Cinémathèque durant tout un week-end de réouverture particulièrement riche en rendez-vous et en émotions. Dès vendredi 10 avril, une « Fête des retrouvailles » (avec DJ, s’il vous plaît !) sera l’occasion de visiter les lieux et d’admirer les prouesses des différents corps de métiers intervenus sur le chantier…sans le moindre dépassement. Une exposition, « En toute transparence », présentée jusqu’au 29 août, sera consacrée aux plans-films d’une qualité exceptionnelle ayant accompagné la promotion des grands films hollywoodiens.

« Amarcord », de Federico Fellini. Photo Warner Bros.
Pour ce qui est des projections, entièrement gratuites, sur réservation, une trentaine de films ont été sélectionnés, dans des époques et des styles très différents. Certains seront présentés par des personnalités, dont Agnès Jaoui, présidente de la Cinémathèque. Samedi 11 avril, on pourra ainsi voir ou revoir « Comme un torrent », de Vincente Minnelli (1958), « Affreux, sales et méchants », d’Ettore Scola (1976), « Bande à part », de Jean-Luc Godard (1964), « Le sang d’un poète », de Jean Cocteau (1930) ou « Eraserhead », de David Lynch (1977).
Deux ciné-concerts au programme
Dimanche 12 avril, « Nuages flottants », de Mikio Naruse (1955), « Quelque chose d’autre », de Vera Chytilova (1962), « Amarcord », de Federico Fellini (1973)…et « Blanche neige et les sept nains », de David Hand, des Studios Disney (1937) figurent parmi les réjouissances. L’opération étant non-stop, des longs-métrages traverseront la nuit de samedi à dimanche, avec par exemple, terrifiant à souhait, « Le venin de la peur », d’un des maîtres du cinéma populaire italien, Lucio Fulci (1971), diffusé à 4h30 du matin. A noter que deux ciné-concerts sont également prévus, le premier consacré aux « Trésors perdus du cinéma muet italien » (1913), le second au film maudit – et inachevé « Queen Kelly », d’Erich Von Stroheim (1929).
Un cycle Billy Wilder pour poursuivre en beauté
La nouvelle salle ayant pris la place de l’ancienne bibliothèque, que nous avons tant aimée, au premier étage, il faudra attendre septembre pour découvrir le nouvel espace de consultation des nombreux ouvrages et périodiques que possède la Cinémathèque. Quant aux prochaines rétrospectives, elles seront consacrées à Billy Wilder (bonheur garanti !), Rossy de Palma, l’égérie de Pedro Almodovar, ou encore Seijin Suzuki, inventeur d’un cinéma bis japonais réjouissant (« La barrière de chair », « La marque du tueur »…) qualifié de « pop » – esthétique qui sera d’ailleurs développée dans une programmation complémentaire.
Week-end de réouverture de la Cinémathèque de Toulouse, du 10 au 12 avril. Réservation gratuite des séances, uniquement sur place, au 69, rue du Taur, à Toulouse.

