Chaque mercredi, on rend hommage à un grand classique du cinéma. A voir ou à revoir.
La Dernière Séance de Peter Bogdanovich
Après la sortie de La Dernière Séance en 1971, succès public et critique couronné par deux Oscars, son jeune réalisateur devient l’une des figures triomphantes du Nouvel Hollywood et ses deux films suivants – On s’fait la valise, Docteur ? et La Barbe à papa – confortent son statut de petit génie. Comme d’autres de sa génération, dont William Friedkin ou Michael Cimino, Peter Bogdanovich paiera chèrement sa mégalomanie et des choix hasardeux au point d’être mis au ban de l’industrie et condamné à alterner travaux alimentaires, traversée du désert et projets personnels.

Certains le découvrirent comme acteur dans les années 2000 grâce à la série Les Soprano où il interprétait le docteur Elliot Kupferberg et dont il réalisa un épisode. Presque quinze ans après Un parfum de meurtre, inédit en salles en France, il signa en 2014 son dernier film, Broadway Therapy, comédie d’une fraîcheur et d’un rythme étourdissants produite par deux jeunes admirateurs de Bogdanovich et icônes du cinéma indépendant américain : Wes Anderson et Noah Baumbach.
Postérité
Avant cela, il y eut donc La Dernière Séance. Adapté du roman de Larry McMurtry, ce film en noir et blanc met en scène deux jeunes Texans, Duane et Sonny, qui trompent leur ennui dans la petite ville d’Anarene au début des années cinquante. La belle Jacy dont ils sont amoureux va fissurer leur amitié et Sonny décide de s’engager pour la guerre de Corée. Cette chronique d’une jeunesse entre déshérence et apprentissage mêle comédie et drame, références au cinéma et musiques nostalgiques.

Le film offre son premier rôle à Cybill Sheperd et révèle Jeff Bridges, l’un des meilleurs acteurs de sa génération que l’on retrouvera entre autres dans Le Canardeur et La Porte du paradis de Michael Cimino, Susie et les Baker Boys de Steve Kloves, The Big Lebowski et True Grit des frères Coen. Outre par sa place dans l’histoire du cinéma, La Dernière Séance connaîtra une postérité variée puisque le film inspira à Eddy Mitchell une chanson au titre éponyme qui deviendra aussi le titre de sa fameuse émission de télévision le mardi soir sur France 3. Quant à Bogdanovich, il réalisa en 1990 une suite très réussie intitulée Texasville.
LES FILMS QU’IL FAUT AVOIR VUS

























































































































































































































