Close

Mélodies slaves

11 Fév Publié par dans Musique classique | Commentaires

À Toulouse et à Tarbes, les œuvres d’Antonín Dvořák sont à l’affiche de plusieurs concerts de l’Orchestre national du Capitole.


Le chef danois Thomas Søndergård retrouve l’Orchestre national du Capitole de Toulouse pour un programme réunissant la Quatrième symphonie de Ludwig van Beethoven et le Concerto pour violon d’Antonín Dvořák. Moins joué que le concerto pour violoncelle ou celui pour piano du compositeur tchèque, cette œuvre créée en 1883 brille par les sonorités ensorceleuses produites par l’enchevêtrement du violon solo et des vents, d’où une grande difficulté d’interprétation. Inspirée de la Neuvième symphonie de Beethoven, cette page recèle toutes les qualités de Dvořák : mélodies délicates, élans romantiques et couleurs slaves. On l’entendra dans l’interprétation du violoniste thèque Josef Špaček (photo), né en 1986, qui fera ses débuts aux côtés de la phalange toulousaine à la Halle aux Grains de Toulouse et au Parvis, à Tarbes.

Autre chef fidèle de la Halle aux Grains, le Letton Andris Poga dirigera, lors de deux concerts toulousains, la Huitième symphonie d’Antonín Dvořák. Créée en 1890, elle fut qualifiée d’œuvre de «l’ancien monde» par le chef Bruno Walter, par contraste avec la Neuvième symphonie écrite sur le continent américain et intitulée « Du Nouveau Monde ». Même si elle prend quelques libertés avec son modèle, cette partition s’inscrit en effet dans la tradition beethovénienne, alors que l’époque était au renouvellement de la forme symphonique. Dvořák y reproduit les motifs d’une vieille valse autrichienne, des mélodies populaires du folklore bohémien, des chants d’oiseaux et des sons de la nature. En complément de cette symphonie, Andris Poga dirigera également deux « Danses slaves » du compositeur lors d’un concert «Happy Hour» de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, le samedi après-midi. Ces pièces très personnelles s’inspirent de danses du folklore slave issues de plusieurs régions d’Europe : si beaucoup d’entre elles sont des danses tchèques, d’autres sont ukrainiennes, russes, slovaques ou polonaises.

Jérôme Gac
une chronique du mensuel Intramuros


Concerto en la mineur de Dvořák par J. Špaček (violon), Symphonie n° 4 de Beethoven par T. Søndergård (direction).
Jeudi 15 février, 20h00, à la Halle aux Grains.
Samedi 17 février, au Parvis – Scène nationale de Tarbes
, Le Méridien, route de Pau, Ibos.
Tél. : 05 62 90 08 55.

Concerto n° 2 de Prokofiev par A. Korobeinikov (piano), « Sawti’l Zaman » d’Attahir et Symphonie n° 8 de Dvořák par A. Poga (direction), vendredi 23 février, 20h00 ;
« Danses slaves » et Symphonie n° 8 de Dvořák par A. Poga (direction),
samedi 24 février, 18h00.
À la Halle aux Grains,
place Dupuy, Toulouse. Tél. : 05 61 63 13 13.

photo : J. Špaček © Radovan Subin

 

Partager : Facebook Twitter Email

 


Jérôme Gac Plus d'articles de